Engie envisage de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires Doel 4 et Tihange 3


Principaux renseignements

  • Engie envisage de prolonger la durée de vie de ses centrales nucléaires Doel 4 et Tihange 3 au-delà de 2035.
  • Les préoccupations de la Belgique en matière de sécurité énergétique après 2035 poussent Engie à revoir sa position sur la prolongation de la durée de vie des centrales.
  • Engie exige un cadre financier stable de la part du gouvernement belge avant de s’engager à prolonger davantage la durée de vie des réacteurs.

Engie, le géant français de l’énergie, envisage prudemment de prolonger la durée de vie de ses centrales nucléaires Doel 4 et Tihange 3 au-delà de 2035. La PDG Catherine MacGregor a qualifié les discussions avec le gouvernement belge de « provisoirement positives » et a reconnu publiquement pour la première fois la possibilité d’un nouvel accord. C’est ce que rapportent De Tijd et L’Echo.

Approvisionnement énergétique

Bien que MacGregor se soit abstenue d’évoquer les réacteurs précédemment mis à l’arrêt lors de la présentation des résultats annuels, elle a indiqué que Doel 4 et Tihange 3 pourraient potentiellement jouer un rôle au-delà de 2035. Ce changement de position est en partie motivé par les préoccupations du gouvernement belge concernant la sécurité de l’approvisionnement énergétique après 2035.

Considérations financières relatives à la prolongation

Bien qu’Engie ait auparavant hésité à prolonger davantage l’exploitation des centrales, la société est désormais disposée à « lancer éventuellement une étude pour évaluer la faisabilité d’un point de vue économique, opérationnel et sécuritaire », a déclaré MacGregor à Londres. Engie souligne toutefois qu’il est essentiel de disposer d’un « cadre stable, clair et prévisible » pour les dispositions financières nécessaires au démantèlement des centrales.

Actuellement, Engie a constitué une réserve de 8,7 milliards d’euros pour le démantèlement, mais certains rapports suggèrent qu’un montant supplémentaire de 3 milliards d’euros pourrait être nécessaire. Le directeur financier d’Engie, Pierre-François Riolacci, a souligné que si le gouvernement belge souhaite davantage d’énergie nucléaire, il doit d’abord mettre en place « un environnement stable et fiable ».

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

Plus