En un an, son pari crypto a déjà rapporté plus de 10 millions $ au magazine Time

Voilà un groupe de presse qui a manifestement le sens des affaires. Et qui est parvenu à tirer profit -littéralement- des technologies blockchain.

Pari gagnant ? Pari payant sur la première année en tout cas. Quatorze mois après le lancement de son premier NFT, le Time a vendu plus de 20.000 de ces actifs numériques qui ont rapporté à l’éditeur plus de 10 millions de dollars de bénéfice, explique le site spécialisé Digiday.

Percevant des redevances sur chaque revente, même en dehors de son écosystème, le Time a vu la vie de ses NFT sur le marché secondaire totaliser quelque 50 millions de dollars. Une performance qui détonne à côté du flop monumental du NFT du tout premier tweet. Lors de sa revente, l’enchère la plus élevée atteignait 277 dollars, soit dix mille fois moins que le produit de la vente initiale (2,9 millions $).

Le groupe d’édition dispose de plus d’une source de revenus liés à la blockchain. Deux annonceurs, les sociétés d’investissement crypto Grayscale et Galaxy Digital, ont dépensé plus d’un million de dollars, respectivement en bitcoin et en ether.

Le web3 comme porte d’entrée

Cette croissance des revenus ne s’est pas faite sans coût ni leçon. Les porteurs du projet croyaient naïvement qu’ils allaient être inclusifs, ouvert à tout à chacun. Ce qui s’est soldé par une guerre de frais (gas war) et des raids de bots. Depuis, le service IT du Time a appris à améliorer la sécurité du produit et reparamétré le système pour augmenter les chances de participation aux drops de NFT pour chacun.

À noter qu’il y a très peu de recoupement (≤1%) entre le magazine, le lectorat en ligne et les personnes qui font partie de sa « communauté crypto » TimePIECES. L’avantage de posséder un NFT et de bénéficier d’un abonnement gratuit ne cannibalise pas les abonnements, car ces personnes entrent dans l’écosystème du Time par le biais de ses canaux web3.

Ne pas brusquer l’adoption

À ce jour, environ 6000 des 12000 personnes qui possèdent un NFT du Time (prix de vente moyen de 1100 dollars) ont connecté leur portefeuille de cryptomonnaies à Time.com pour accéder à leur abonnement numérique gratuit (qui coûte en moyenne 24 dollars par mois).

L’animation de la commu TIMEPieces, par l’accès à des événements exclusifs, des tirages au sort et des contacts réguliers, a contribué à soutenir la performance des projets NFT.

« Notre capacité à faire évoluer ce système se fera de manière organique. Nous n’allons pas essayer de forcer les choses plus rapidement que l’adoption par les consommateurs ne le permet. C’est ce qu’est le web2.5: il ne s’agit pas de forcer deux communautés, mais d’utiliser deux actifs pour créer de la valeur pour la communauté », a déclaré à Didigay le président du Time, Keith Grossman.

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