« Effet Zoom »: comment le télétravail a boosté la chirurgie plastique

Si les chirurgies plastiques ont drastiquement diminué durant les pires moments de la pandémie – la plupart n’étant pas considérées comme des interventions urgentes -, elles sont reparties de plus belle lorsque la situation l’a permis. En cause, l’influence des réseaux sociaux, mais aussi, dans une certaine mesure, du télétravail.

Au cours des dix dernières années, la chirurgie plastique – qui consiste à corriger des défauts et lésions du corps, plutôt qu’à améliorer son aspect physique – a connu un véritable boom. Une tendance qui a été stoppée net avec l’arrivée du coronavirus, du moins pendant un temps. En raison des risques sanitaires et de l’impact économique de la pandémie, de nombreuses cliniques ont été mises à l’arrêt, le personnel s’est retrouvé au chômage et les patients ont tout simplement préféré reporter ou annuler leur intervention. Mais à partir du moment où la situation sanitaire s’est améliorée, l’industrie a repris de plus belle.

Zoom sur les défauts physiques

L’essor de la chirurgie plastique est fortement lié aux réseaux sociaux, comme le rappelle CNBC. Davantage de personnes partagent sans tabou les interventions qu’elles ont subies. Les filtres sur Snapchat ou Instagram ont contribué à pousser une nouvelle patientèle à passer sous le bistouri, afin de ressembler à l’image qu’elle renvoyait sur les réseaux sociaux. Un phénomène connu sous le nom de « dysmorphie Snapchat« . Plus récemment, l’augmentation des visioconférences liée au télétravail, en raison de la pandémie, a également eu un impact sur de nombreuses personnes et l’estime qu’elles avaient d’elles-mêmes. Les experts parlent même de « l’effet Zoom ».

Avec l’explosion des appels vidéo, tant dans le privé que dans la sphère professionnelle, davantage de personnes ont fait face à leur image à travers la caméra de leur ordinateur, smartphone ou tablette. Certaines sont devenues beaucoup plus critiques à l’égard de leur visage. Une insatisfaction qui en a poussé plus d’une à s’intéresser à la chirurgie plastique.

Télétravail et ports du masque : une aubaine pour la convalescence

De nombreux patients américains ont vu dans le chômage temporaire ou le télétravail l’occasion de rester à la maison, à l’abri des regards durant leur convalescence, et ce, sans devoir utiliser leurs congés payés. Pour d’autres, c’est plutôt le port du masque qui a été perçu comme une aubaine. Ils pouvaient cacher avec leur masque les pansements et autres cicatrices des interventions réalisées dans cette zone.

Mais ce fameux masque a également eu un effet pervers. Des chirurgiens ont en effet remarqué une augmentation du nombre d’interventions au-dessus du nez, en raison du fait que cette zone est mise en évidence lorsque l’on porte un masque.

Les économies du confinement

Outre l’influence des réseaux sociaux et des appels vidéo, les différents confinements semblent également avoir joué un rôle dans la hausse des chirurgies plastiques. Rester à la maison à permis à un grand nombre de personnes de faire de substantielles économies et donc, d’économiser suffisamment pour s’offrir la procédure de leurs rêves.

D’après les médecins, le coronavirus a eu un réel et profond impact sur la chirurgie plastique, et cela pourrait se faire ressentir au cours des prochaines années.

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