Échec belge à la COP26: pas d’accord interfédéral sur les ambitions climatiques

Le ministre wallon du Climat, Philippe Henry (Ecolo), annonce qu’aucun accord n’a pu être trouvé entre les entités fédérées et l’Etat fédéral pour la COP26. Un nouveau bonnet d’âne s’annonce.

Philippe Henry préside d’ailleurs la commission nationale pour le climat. Mardi matin, une conversation a eu lieu entre le minsitre wallon et son homologue de la Région flamande, Zuhal Demir (N-VA). Suite à la conversation, il annonce qu' »un accord intrabelge suffisamment ambitieux à court terme » ne pourra être trouvé.

Comme indiqué en début de week-end, Zuhal Demir veut revoir les ambitions belges, fixées au niveau européen, à la baisse. L’Europe veut atteindre une réduction de 55% de réduction des gaz à effet de serre en 2030, dans le secteur non-industriel. Dans cette moyenne européenne, la Belgique s’était engagée à descendre ses réductions de 47%. Chiffre que le fédéral, les Wallons et les Bruxellois visent et défendent. La Flandre brigue les 40%, et veut pouvoir revoir les moyennes en fonction des avancées dans d’autres secteurs, et pouvoir acheter des permis en cas de pollution.

La Flandre a annoncé vendredi dernier son plan climat. Elle estime qu’il contient de nombreuses mesures concrètes, contrairement aux plans fédéraux, bruxellois et wallons qui ne contiennent que des idées. Zuhal Demir estime aussi qu’on laisse à d’autres pays européens, comme la Bulgarie ou la Roumanie, la possibilité de faire beaucoup moins de réductions. Le chiffre fixé dans le plan européen pour ces pays est d’environ 15%.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement?

Henry estime espère qu’un accord politique sera trouvé avant la fin de l’année, et un accord technique sur les méthodes de calcul d’ici juin. La COP26, grande conférence politique où les pays fixent des accords sur des ambitions à prendre pour réduire les gaz à effet de serre, ne demandait d’ailleurs pas vraiment d’accord intra-belge. Car l’Europe s’est positionnée en tant que bloc face à la Chine, l’Inde ou encore les Etats-Unis.

Mais d’aucun attendaient peut-être un accord des nos différentes entités, peut-être à titre symbolique. Histoire d’éviter un autre titre de « Fossil of the day » remis par des ONG climatiques aux mauvais élèves.

Les réactions politiques fusent entre déception et colère face à un tel échec. Ainsi, le président du PS, Paul Magnette, qualifie le non accord de « honte » sans pour autant s’adresser spécifiquement à la ministre flamande Zuhal Démir.

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