Des millions d’arbres pour sauver les villes de la pollution

La pollution dans les grandes villes est un problème de santé majeur pour leurs habitants. Les autorités tentent de la réduire en limitant le passage de véhicules polluants ou en développant le piétonnier. Et si la solution était tout simplement de faire pousser des arbres?

Les arbres, comme tous les végétaux, consomment du CO2 et produisent de l’oxygène. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), un arbre peut absorber jusqu’à 150 kg de dioxyde de carbone en un an. La présence massive d’arbres est aussi un bon filtre pour les particules fines.

Augmenter les espaces verts seraient une solution, en combinaison avec un politique de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, qui permettrait de rendre nos villes plus vivables et plus respirables.

Il s’agit d’une question de santé publique puisque l’OMS estime à 7 millions le nombre de personnes qui décèdent chaque année à cause de la pollution de l’air.

Des millions d’arbres

Plusieurs villes ont décidé de mener une politique de reboisement de la ville. Selon la CNBC, la ville de Melbourne, en Australie, a prévu de planter 3.000 arbres par an pendant les 20 prochaines années. Elle souhaite ainsi doubler la couverture végétale de la ville. Même chose à Milan. La ville italienne voudrait avoir planté 3 millions d’ici 2030.

En Belgique, la Wallonie a annoncé l’année dernière vouloir planter un million d’arbres (ou 4000 km de haies) sur son territoire en 5 ans. À voir maintenant si les villes seront favorisées par cette mesure ou si ce seront les zones déjà boisées qui en profiteront. La seconde hypothèse, bien que louable pour la biodiversité, n’aura qu’un faible impact sur la pollution dans les villes.

Des villes surpeuplées

Problème: pour planter des arbres, il faut de la place, dans le sol pour ses racines, et en dehors pour son tronc et ses branches. Et de la place, les villes en manque de plus en plus. La surpopulation dans les villes pousse les autorités à construire de nouveaux bâtiments plutôt qu’à planter des arbres.

En Belgique, la démographie de nos villes n’est pas comparable à ce que connaissent les pays asiatiques. Cependant, la situation immobilière de certaines villes, notamment Bruxelles, est compliquée. Il y a trop de demande et pas assez d’offre. La politique immobilière pourrait primer sur la politique d’accroissement des espaces verts.

La capitale ne possède d’ailleurs pas d’objectif de plantation, comme en Wallonie. Les autorités considèrent qu’il vaut mieux planter moins, mais planter mieux, en laissant plus de place aux arbres pour qu’ils se développent. Ils ont cependant un but: chaque Bruxellois doit avoir accès à un espace vert en moins de dix minutes de marche.

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