Comment Netflix s’apprête à économiser des millions de dollars sur les titres de son catalogue

La société américaine de vidéo à la demande Netflix vient deconcevoir sa propre police de caractère. Celle-ci devrait succéder à la police « Gotham », qui était jusqu’alors utilisée pour présenter les titres et lesdétails des programmes proposés. Cette information, anodine à première vue, estcapitale pour la société : grâce à cette initiative, elle s’apprête àéconomiser des millions de dollars.

Netflix Sans, la police de caractère conçue par Netflix, avecl’aide de Dalton Maag (la société conceptrice des polices de Nokia, Vodafone ou des JeuxOlympiques d’été 2016), permettra non seulement à l’entreprise de conforter sonidentité visuelle, mais également d’économiser chaque année des millions dedollars en redevances.

« Gotham »

En effet, jusqu’alors, Netflix utilisait la police « Gotham » dans toutes ses publications. Créée par Tobias Frere-Jones pour lemagazine GQ, celle-ci avait été popularisée lorsqu’elle avait été retenue en2008 pour la campagne présidentielle de Barack Obama.

Chaque fois que Netflix l’utilisait sur son site Internet, ou sur tout autre support marketing, la firme était contrainte de payer une redevance. Au fil du temps (et de l’épaississement du catalogue des productions proposées), ces redevances pouvaient facilement atteindre plusieurs millions de dollars. 

D’une pierre, deux coups

Le coût significatif des licences sur les polices de caractère expliqueen grande partie pourquoi les firmes des technologies telles qu’Apple ,Samsunget Google ont toutes créé leur propre police « maison« , sachant qu’ilne leur en coûte guère plus de 50 000 $ (environ 40 000 euros) pour en concevoir une.

Or, un rapide examen révèle que la plupart de ces polices « maison » sont quasi identiques. Il est illégal de plagier ou de reproduirepartiellement une police de caractère, mais il n’existe aucune normedéfinissant ce qu’est exactement une nouvelle police de caractère. Celaimplique que techniquement, on ne différencie pas les conceptions vraimentoriginales et les adaptations peu créatives, uniquement destinées à réaliserdes économies. 

© Netflix