Chine suspend ses exportations de carburant suite à la fermeture du détroit d’Ormuz


Principaux renseignements

  • La Chine a suspendu ses nouveaux contrats d’exportation de carburant et prévoit d’annuler les livraisons existantes afin de garantir l’approvisionnement national.
  • La fermeture du détroit d’Ormuz perturbe l’approvisionnement en pétrole brut, créant une dynamique unique dans l’industrie asiatique du raffinage.
  • Malgré cette suspension, les raffineurs chinois ont exporté une quantité considérable de produits pétroliers au début du mois.

Les marchés mondiaux des carburants connaissent une pénurie croissante, ce qui a incité la Chine à prendre des mesures. Dans le contexte du conflit qui sévit actuellement au Moyen-Orient et de l’interruption du trafic dans le détroit stratégique d’Ormuz qui en résulte, les autorités chinoises ont ordonné aux entreprises énergétiques de suspendre les nouveaux contrats d’exportation de carburant et de tenter d’annuler les livraisons existantes.

Selon des sources citées par Reuters, cette mesure exclut le carburant pour les vols internationaux et le carburant de soute. La suspension, qui selon Bloomberg devrait être mise en œuvre immédiatement, suggère que la Chine s’inquiète de plus en plus de la disponibilité de l’approvisionnement en carburant, malgré les réserves substantielles de pétrole accumulées l’année dernière.

Impact régional

En tant que grand exportateur de carburant en Asie, la décision de la Chine a des implications pour l’industrie du raffinage dans la région. En temps normal, les exportations chinoises auraient exercé une pression sur les autres pays raffineurs.

Cependant, la situation actuelle, marquée par des perturbations dans l’approvisionnement en pétrole brut, crée une dynamique différente. Selon Bloomberg, le détroit d’Ormuz, un point de passage maritime crucial, est effectivement fermé au trafic des pétroliers sortants.

Quotas d’exportation initiaux

En décembre, la Chine a publié sa première série de quotas d’exportation pour les carburants. Ceux-ci comprenaient l’essence, le diesel et le kérosène. Ces quotas s’élèvent à un total de 8 millions de tonnes pour le carburant marin à faible teneur en soufre. Ils ont principalement profité aux géants énergétiques publics Sinopec et CNPC. À eux deux, ils ont obtenu des quotas pour plus de 13,76 millions de tonnes d’essence, de diesel et de kérosène.

Malgré la suspension, les données du LSEG révèlent que les raffineurs chinois avaient déjà exporté un volume important de produits pétroliers ce mois-ci, notamment du kérosène, du diesel et de l’essence, selon Reuters.

(jw)(fc)

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