ChatGPT, le robot d’intelligence artificielle de la société OpenAI, a captivé l’imagination de nombreuses entreprises technologiques. Elles suivent également de près cette évolution en Chine. Certaines entreprises technologiques chinoises, dont Baidu et Alibaba, travaillent sur leur propre version du chatbot américain.
Le grand désavantage de la big tech chinoise pour créer le nouveau chatGPT

Pourquoi est-ce important ?
Presque tous les grands noms du monde de la technologie travaillent sur leur propre version de ChatGPT. Bien que cela ne se passe pas sans heurts pour tout le monde. Par exemple, Bard, le chatbot intelligent de Google, a communiqué des informations erronées sur le télescope spatial James Webb lors d'une démonstration.L’actualité : De nombreuses entreprises travaillent à leur propre version de ChatGPT. C’est aussi le cas en Chine. Baidu, Alibaba, JD.com et NetEase ont annoncé ces dernières semaines leur volonté de concurrencer le chatbot d’OpenAI.
- « Ces entreprises doivent être très prudentes dans cette démarche », note Xin Sun, maître de conférences au King’s College de Londres, dans un commentaire au site d’information américain CNBC. « D’une part, ils veulent montrer qu’ils n’ont pas raté le train en matière de technologie, mais d’autre part, ils doivent éviter de donner un coup de pied dans les tibias du gouvernement chinois, qui a beaucoup de contrôle sur Internet. » Ces dernières années, la Chine a imposé toutes sortes de règles strictes aux géants de la technologie.
- Ces entreprises sont donc confrontées à un difficile exercice d’équilibre, ce qui signifie que les robots d’IA chinois peuvent être différents de leurs homologues américains. Cela se remarque également dans la présentation de ces bots. Ce faisant, les entreprises technologiques ont été très précises quant à ce qu’elles veulent faire avec les bots.
- Alibaba, par exemple, a indiqué que le robot serait intégré aux services cloud de la société de commerce électronique.
- Le robot d’IA de NetEase, quant à lui, sera utilisé à des fins éducatives.
- Ainsi, contrairement à ChatGPT, il ne s’agit pas de bots qui peuvent être utilisés pour divers projets, tels que le traitement de texte ou la création d’images.
- « Compte tenu de toute l’attention réglementaire portée à la fois aux plateformes technologiques et aux algorithmes d’IA au cours de l’année écoulée, les géants de la tech tentent d’éviter de marcher dans la ligne de mire des régulateurs en commercialisant un chatbot/outil d’IA générative qui les met mettrait en mauvaise posture », a clarifié Paul Triolo, du cabinet de conseil Albright Stonebridge, à CNBC.
Défi pour la Chine
Le détail : pour la Chine elle-même, le développement de l’intelligence artificielle s’accompagne également d’énormes défis.
- Le développement de cette technologie est une priorité absolue pour le gouvernement chinois, qui souhaite concurrencer les États-Unis, entre autres. Mais dans le même temps, les régulateurs veulent garder le contrôle sur la façon dont cette technologie est utilisée, ce qui peut faire pression sur le développement.
- Le mois dernier, par exemple, la Chine a introduit une réglementation sur les contrefaçons profondes. L’administration chinoise du cyberespace (CAC) contrôle le respect de ces règles.
- L’année dernière, le CAC a également imposé des règles strictes aux entreprises utilisant des algorithmes de recommandation. L’une des exigences est que les entreprises doivent partager les détails de ces algorithmes avec le régulateur.
(JM)