Carlos Ghosn a fui le Japon et se trouve désormais au Liban

Carlos Ghosn
( The Yomiuri Shimbun via AP Images )

L’ancien PDF de Renault a quitté le Japon où il est poursuivi par la justice et assigné à résidence. ‘Je n’ai pas fui la justice’ assure-t-il dans un communiqué.

‘Je suis à présent au Liban. Je ne suis plus l’otage d’un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité’, a-t-il écrit, selon ce document transmis par ses porte-parole. ‘Je n’ai pas fui la justice, je me suis libéré de l’injustice et de la persécution politique. Je peux enfin communiquer librement avec les médias, ce que je ferai dès la semaine prochaine’, ajoute-t-il.

Assigné à résidence

Nouveau rebondissement dans cette ‘affaire Ghosn’. Ce dernier était assigné à résidence à Tokyo, où il a été arrêté il y a plus d’un an. Carlos Ghosn a passé au total 108 jours en détention préventive dans la prison de Kosuge. L’ancien PDG de Renault-Nissan-Mitsubishi a ensuite été libéré, mais assigné à résidence et il n’avait pas l’autorisation de quitter le territoire japonaise. Il devait être jugé en 2020, notamment pour malversations financières.

Ghosn est né au Brésil de parents libanais. Il a la double nationalité franco-libanaise.

Un complot pour le faire chuter

Carlos Ghosn a toujours clamé son innocence. Mais ses chances de libérations restaient très minces. Les procureurs japonais sont réputés pour leur efficacité, avec près de 90% de victoires dans les poursuites intentées.

Selon ses avocats, Carlos Ghosn est victime d’une conspiration orchestrée par les hauts dirigeants de Nissan, en collaboration avec le procureur général de la ville de Tokyo. Pour la presse française, cette affaire semble être un coup d’état planifié par les Japonais pour faire échouer les projets de fusion, qui donnerait à Renault l’actionnariat majoritaire du groupe.