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Le tableau budgétaire de Bart De Wever décrypté : tout le monde a remporté quelque chose

Le tableau budgétaire de Bart De Wever décrypté : tout le monde a remporté quelque chose
Bart De Wever (N-VA) – Getty Images

Le tableau budgétaire de Bart De Wever (N-VA) a fuité dans la presse. Ce qui frappe, c’est qu’une proposition assez marquée à droite était sur la table, favorisant la N-VA et le MR. Mais on y trouve aussi des propositions qui devraient satisfaire Vooruit, le cd&v et Les Engagés.

À noter : Quels chiffres figurent dans le fameux tableau de De Wever ?

  • Il était clair que la N-VA voulait absolument atteindre l’objectif européen imposé de réduire le déficit budgétaire. D’ici 2029, il fallait trouver 28 milliards d’euros. Ce montant a été réparti équitablement dans les plans de De Wever. 14 milliards d’euros devaient provenir de l’augmentation du taux d’emploi et de la productivité. L’autre moitié provenait d’une « assainissement classique », c’est-à-dire des économies.
  • Het Nieuwsblad et De Standaard ont pu consulter le tableau budgétaire de De Wever. Ce qui ressort, c’est la grande réforme du marché du travail qui était prévue. La limitation des allocations de chômage dans le temps, à un maximum de deux ans, devait rapporter 1,7 milliard d’euros, en combinaison avec d’autres réformes du marché du travail. Les économies sur les allocations pour les malades de longue durée devaient rapporter 362 millions d’euros. La note proposait de responsabiliser les employés et les employeurs pour réduire le nombre de malades de longue durée. Avec un ralentissement de l’indexation des salaires à hauteur de 600 millions d’euros, le total des économies sur le marché du travail s’élevait à 2,9 milliards d’euros.
  • De Wever souhaitait également réduire de moitié les dépenses pour la coopération au développement et la politique scientifique. Les dons aux partis devaient être gelés et la suppression du Sénat était clairement inscrite dans le texte. Des économies sur le personnel et les coûts de fonctionnement de l’État, qui devaient être réduits de 2 % par an, devaient rapporter 643 millions d’euros. Les économies publiques représentaient 1,8 milliard d’euros.
  • La migration était aussi une source d’économies, avec un gain de 1,58 milliard d’euros d’ici 2029. Un milliard devait être trouvé directement chez les nouveaux arrivants, dont le revenu d’intégration serait transformé en une aide à l’intégration, pour laquelle ils devraient attendre cinq ans. Les économies prévoyaient également une réduction du nombre de places d’accueil dans les centres pour demandeurs d’asile.

Coupe dans les pensions

Et de plus : Certaines mesures devaient encore être élaborées, selon le tableau budgétaire.

  • Les économies sur les pensions n’étaient pas encore complètement concrétisées, mais elles devaient permettre d’économiser 2 milliards d’euros. Cela concernait principalement la réduction de la pension malus. Les périodes durant lesquelles une personne ne travaille pas mais continue d’accumuler des droits à pension, comme en cas de maladie, de soins ou de grossesse, seraient limitées.
  • L’enveloppe bien-être, destinée à augmenter les allocations, serait également réduite. Le système ne serait plus que partiellement déployé, exclusivement pour les pensions et non plus pour les allocations de chômage. Cette mesure permettrait de réaliser un gain de 1,4 milliard d’euros d’un seul coup.
  • Il restait encore 3 milliards d’euros à trouver pour les réformes fiscales. Sur les 9 milliards d’euros de mesures prévues, une partie n’était pas encore comptabilisée pour déterminer comment atteindre cet objectif.

Plus d’argent pour la défense

Mais : Le tableau budgétaire contient également quelques dépenses.

  • Des dépenses étaient également inscrites dans la note : entre autres, la défense devait recevoir des fonds supplémentaires. Près de 2 milliards d’euros devaient rapprocher les dépenses de défense de la norme de l’OTAN de 2 % du PIB : en 2029, la Belgique atteindrait alors 1,8 %. Des fonds supplémentaires étaient également prévus pour la police et la sécurité.
  • La fameuse norme de croissance des dépenses de santé devait d’abord être réduite, avant d’augmenter à 3 %, au lieu de 2,5 % actuellement. C’était une demande de Vooruit, du cd&v et des Engagés.
  • Néanmoins, il s’est avéré que le président du MR, Georges-Louis Bouchez, trouvait les propositions de la note encore trop à gauche. Ce n’étaient pas tant les économies listées ci-dessus qui le dérangeaient, mais plutôt la réforme fiscale. L’impôt sur les plus-values de titres attirait le plus son attention, tout comme les augmentations des accises sur les carburants, qui irritaient le président du MR. Il trouvait que la super-note n’était tout simplement pas assez équilibrée.
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