Avast liquide sa filiale Jumpshot, accusée de revendre les données des utilisateurs

Logo d’Avast (Isopix)

Avast a annoncé jeudi la liquidation totale de sa filiale Jumpshot. Pour son PDG, cette action a pour but de recentrer l’entreprise sur la protection des utilisateurs. Mais nul doute qu’elle est aussi liée au scandale de revente de données dont sa filiale Jumpshot est accusée.

Début de semaine, un énorme scandale entachait la réputation de l’antivirus d’Avast. Le site Motherboard a mis en lumière les pratiques de la filiale d’Avast, Jumpshot. Cette dernière aurait récolté de nombreuses données sur les comportements en ligne des utilisateurs d’Avast. Elle les aurait ensuite revendue à d’autres entreprises.

Tout le monde attendait une réaction d’Avast et elle est arrivée jeudi soir. Son nouveau PDG, Ondrej Vlcek, a tout simplement annoncé la fermeture immédiate de Jumpshot. Mais cette décision n’aurait rien à voir avec le scandale médiatique sur sa filiale. Le PDG, en place depuis quelques mois, a décidé de revoir la stratégie de l’entreprise. ‘La protection des personnes est la priorité absolue d’Avast et doit être intégrée dans tout ce que nous faisons dans notre entreprise et dans nos produits’ a-t-il déclaré. La collecte de données ne fait simplement plus partie des priorités de la boite.

Des centaines d’employés sont maintenant sur la sellette. Aucun plan de réaménagement n’a été divulgué. Mais Ondrej Vlcek assure qu’il n’y aura pas de répercutions sur les résultats d’Avast en 2019. Il annonce même une croissance des revenus mi-2020. Les investisseurs sont un peu plus sceptiques. Le titre a perdu 13% en bourse après cette annonce.

Une récolte légale de données

Même si la fermeture de Jumpshot n’est pas liée au scandale qui a éclaté début de semaine, Avast a tenu à répondre à ces accusations. ‘Nous voulons rassurer nos utilisateurs qu’à aucun moment nous n’avons vendu d’informations personnelles identifiables à un tiers’, peut-on lire sur le blog de l’entreprise. Pour Avast, leurs activités étaient ‘pleinement dans les limites légales’. L’entreprise assure avoir respecté le règlement général sur la protection des données (RGPD) lorsqu’elle traitait les informations des utilisateurs.

Finalement, Avast assume totalement la récolte et la revente de données. Il s’agissait, selon elle, d’offrir une base de données plus sécurisés pour ses clients professionnels que ce que les autres entreprises faisaient. De cette manière, elle protégeait aussi les données de ses utilisateurs.

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