Après une faillite en octobre dernier, Wibra renait en Belgique

Wibra (Credit J.Jacquemart / Isopix)

Après être passée par la faillite à l’automne dernier, la chaîne de magasins Wibra connait une meilleure période, avec des ventes plus importantes. Elle envisage dès lors d’à nouveau s’étendre cette année, a indiqué mercredi sa responsable pour la Belgique, quelques jours après l’ouverture d’un nouveau concept de magasins à Dour, près de Mons.

Après avoir déposé le bilan en octobre dernier, fortement affectée par l’arrivée sur le marché belge des enseignes Action et Primark, la filiale belge de Wibra avait repris 36 magasins sur 81 et 183 travailleurs sur 439 pour relancer ses activités.

Depuis lors, la chaîne de magasins se porte mieux, avec notamment de meilleures ventes. Un magasin a ouvert récemment à Dour, près de Mons, avec un nouveau concept, déjà testé avec succès aux Pays-Bas. Et l’enseigne néerlandaise envisage d’ouvrir de nouvelles implantations dans le courant 2021, en particulier dans des parcs commerciaux et en périphérie, si la possibilité se présente, explique Claudine Nachtergaele, country manager de Wibra Belgique. Cela dépendra cependant de l’évolution de la crise, prévient-elle.

Horizon 2025

L’entreprise s’adresse à une clientèle composée d’acheteurs à petit budget et de chasseur de bonnes affaires, qui veulent une qualité correcte pour un très bon prix, détaille la patronne. Selon elle, la structure simple de Wibra permet de réagir beaucoup plus rapidement aux tendances et à l’évolution du marché.

L’enseigne espère dès lors pouvoir déjà atteindre le seuil de rentabilité cette année, voire même être légèrement rentable. ‘Tous les coûts ont été alignés sur le chiffre d’affaires actuel’, pointe Claudine Nachtergaele, évoquant une base à nouveau ‘saine’ et une vision à long terme, jusque 2025. Le suivi des coûts est en outre assuré chaque semaine.

La chaîne a par exemple supprimé sa brochure papier au profit d’une version numérique consultable sur son site web et de communications ciblées sur les réseaux sociaux.

Elle a par ailleurs lancé son site internet B2B et en fera prochainement de même avec la version B2C pour les consommateurs. Elle mise beaucoup sur cet outil pour la Wallonie car c’est là que la plupart des magasins physiques ont disparu.

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