Principaux renseignements
- Le président de Vista, Jan Wostyn, exige que Bertin Mampaka (MR) démissionne de son poste de président du Parlement bruxellois en raison de sa connaissance insuffisante du néerlandais.
- Cet incident relance le débat sur le bilinguisme obligatoire pour les dirigeants politiques de la Région bruxelloise.
- Malgré ses contributions politiques, le fort accent de Mampaka entrave une communication efficace au sein du parlement bilingue.
Jan Wostyn, président du petit parti socio-libéral Vista, demande la démission de Bertin Mampaka (MR) de son poste de président du Parlement bruxellois. Wostyn estime que la maîtrise insuffisante du néerlandais par Mampaka l’empêche d’exercer efficacement ses fonctions. Il considère qu’il existe des exigences linguistiques minimales pour occuper un tel poste dans un parlement bilingue.
Maîtrise de la langue comme condition préalable
Wostyn fait référence à un enregistrement dans lequel Mampaka lit la déclaration gouvernementale. Son néerlandais y est très difficile à comprendre en raison de son fort accent. Bien qu’il reconnaisse les contributions politiques de Mampaka et sa place légitime au Parlement bruxellois, Wostyn déclare qu’il ne dispose pas des compétences linguistiques nécessaires en néerlandais pour diriger un organe législatif bilingue.
Vista a fait campagne à Malines, Anvers et Bruxelles, mais n’a remporté aucun siège dans ces villes. Le parti n’a pas non plus obtenu de sièges sur les listes locales à Dilbeek et Merchtem. Vista insiste pour que Mampaka soit rapidement remplacé par une personne parlant couramment les deux langues officielles de la région.
Débat sur le bilinguisme s’enflamme
Cet incident relance le débat sur le bilinguisme dans la politique bruxelloise. Le nouveau ministre-président bruxellois Boris Dilliès (MR) a immédiatement été critiqué lorsqu’il a eu du mal à s’exprimer en néerlandais lors d’une interview avec la presse.
La partie flamande a exprimé sa déception, certains politiciens affirmant que la maîtrise du néerlandais est essentielle pour un ministre-président bruxellois. Ils ont souligné que si Dilliès ne souhaitait pas ou ne pouvait pas apprendre, il devrait chercher un autre emploi. Dilliès a par la suite admis que sa maîtrise du néerlandais était limitée, l’attribuant à une interruption de 20 ans dans sa pratique. Il a reconnu la nécessité d’améliorer ses compétences en néerlandais et s’est engagé à le faire. (uv)
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