Anders souhaite mettre fin au désavantage fiscal dont souffrent les personnes seules en matière d’épargne à long terme


Principaux renseignements

  • Selon Anders, la législation fiscale belge pénalise les personnes seules, car celles-ci peuvent moins bénéficier des déductions fiscales liées à l’épargne à long terme.
  • La réglementation actuelle exige qu’un parent légal soit désigné comme bénéficiaire du contrat d’assurance.
  • Le député Arthur Orlians (Anders) propose de moderniser les règles afin de garantir la neutralité sociale.

Selon Anders, la réglementation belge actuelle en matière d’épargne à long terme entraîne un désavantage financier pour les personnes seules. Alors que plus de 550 000 citoyens ont bénéficié d’allègements fiscaux pour cette épargne en 2025, ceux qui n’ont pas de liens familiaux étroits sont exclus de ces avantages. C’est pourquoi le ministre des Finances, Jan Jambon (N-VA), envisage une révision de la législation, suite à une proposition du député Arthur Orlians (Anders).

Comment fonctionne l’épargne à long terme

L’épargne à long terme permet aux citoyens de se constituer volontairement un pécule pour leur avenir, généralement par le biais de contrats Tak21 à taux d’intérêt fixe ou de contrats Tak23 liés à des fonds d’investissement dont la valeur fluctue.

Afin d’encourager cette pratique, l’État accorde une déduction fiscale de 30 pour cent. Cela signifie qu’une personne épargnant le montant maximal autorisé de 2 450 euros peut réduire son impôt sur le revenu annuel de 735 euros.

Restriction relative au bénéficiaire

Toutefois, le droit à cette déduction est subordonné à la désignation d’un bénéficiaire subsidiaire en cas de décès. La législation actuelle impose que cette personne soit le conjoint, le partenaire légal ou un parent jusqu’au deuxième degré. Par conséquent, les personnes célibataires ne disposant pas de tels liens ne peuvent pas bénéficier de cet allègement fiscal.

Appel à la modernisation

Orlians estime qu’il s’agit là d’une injustice, soulignant que la Belgique impose déjà la charge fiscale la plus élevée parmi les pays de l’OCDE, ce qui pèse lourdement sur les travailleurs célibataires. Il suggère de moderniser la réglementation afin de permettre la désignation d’un concubin de fait ou de toute autre personne de son choix comme bénéficiaire sans perdre l’avantage fiscal.

Neutralité sociale

Les données issues de l’étude d’Orlians montrent que le coût budgétaire total de ces réductions d’impôt s’élevait à environ 226,36 millions d’euros en 2025.

Bien que le ministère des Finances ne dispose pas de chiffres précis sur le nombre de personnes exclues en raison des règles relatives aux bénéficiaires, Orlians souligne que la taille de ce groupe ne justifie pas cette inégalité. Il soutient que l’État devrait rester neutre vis-à-vis des différents modes de vie et statuts relationnels, d’autant plus que le nombre de personnes célibataires dans la société ne cesse d’augmenter.

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