Principaux renseignements
- ADNOC désactive les systèmes de suivi des navires afin de soustraire les transports de GNL à la surveillance.
- Les exportateurs des Émirats arabes unis ont recours à des opérations inhabituelles de transbordement de navire à navire pour contourner le détroit d’Ormuz, théâtre de tensions.
- La construction d’un nouveau gazoduc à Fujaïrah permettra de doubler la capacité afin de contourner les goulets d’étranglement régionaux.
Malgré l’escalade des tensions et les affrontements militaires entre l’Iran et les États-Unis, des images satellites indiquent que l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) continue de faciliter les transports de GNL depuis le golfe Persique.
Navires désactivent leurs systèmes de suivi
Les données de surveillance du 2 septembre ont révélé qu’un navire était amarré à l’installation de Das Island, avec un autre méthanier à proximité, rapporte Bloomberg. Il est à noter que les deux navires avaient désactivé leurs systèmes de suivi afin d’échapper à la surveillance. Cette tactique est devenue courante dans la région, tant pour les méthaniers que pour les pétroliers.
Transbordement en dehors du détroit d’Ormuz
Les tensions autour du détroit d’Ormuz ont eu de graves répercussions sur la société énergétique des Émirats arabes unis. Cela a conduit à un changement de cap visant à contourner ce point de passage instable. Afin de maintenir l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié, les Émirats arabes unis ont mis en place une pratique inhabituelle consistant à effectuer des transbordements de navire à navire en dehors du détroit.
Au cours des trente derniers jours, trois navires des Émirats arabes unis et du Qatar auraient transbordé leur cargaison vers d’autres navires dans des eaux plus sûres. De telles manœuvres sont extrêmement inhabituelles pour le GNL.
Extension des infrastructures
En ce qui concerne la logistique pétrolière, l’ADNOC s’emploie à étendre ses infrastructures en construisant un deuxième oléoduc vers Fujaïrah. Ce projet devrait être achevé d’ici l’année prochaine, ce qui permettra de doubler le volume d’exportation pouvant contourner le détroit d’Ormuz.
Par ailleurs, la société a averti que l’approvisionnement énergétique mondial pourrait connaître des perturbations pouvant durer jusqu’en 2027. Bien que certains efforts d’exportation de GNL se poursuivent, des analyses récentes suggèrent que les flux globaux de gaz en provenance de la région restent largement stagnants. (lv)
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