Principaux renseignements
- OpenAI prévoit d’acquérir des unités de traitement de tenseurs (TPU) de Google afin de diversifier son offre matérielle.
- Google gagne ainsi un client de premier plan pour son matériel spécialisé dans l’IA, malgré la concurrence avec OpenAI.
- Le développement de puces sur mesure en collaboration avec Broadcom garantit l’indépendance future d’OpenAI en matière de matériel.
Selon un article publié par The Information, OpenAI aurait l’intention d’acquérir des unités de traitement de tenseurs (TPU) auprès de Google. Bien que les modalités financières spécifiques restent confidentielles, cette initiative suggère un changement de cap stratégique pour OpenAI, qui s’est traditionnellement fortement appuyé sur les processeurs graphiques de Nvidia.
Demande en matériel de Google
Pour Google, cet accord lui apporterait un client de premier plan pour son matériel spécialisé dans l’IA. Bien que Google n’ait commencé que récemment à proposer du matériel TPU à un nombre limité de partenaires externes pour une utilisation dans leurs propres installations, l’intérêt a fortement augmenté. Cette demande est alimentée par des partenariats avec des entreprises telles qu’Anthropic, à tel point que même les équipes de recherche internes de Google ont connu des retards dans l’accès à ce matériel.
Anat Ashkenazi, directrice financière de la société mère Alphabet, a indiqué que Google s’attendait certes à un chiffre d’affaires modeste issu de la vente de TPU d’ici la fin de cette année, mais que la majeure partie des recettes financières était prévue pour 2027.
Une rivalité complexe
Malgré leur rivalité dans le domaine des moteurs de recherche et de l’intelligence artificielle, les liens commerciaux entre OpenAI et Google ne cessent de se resserrer. OpenAI a récemment annoncé que ses modèles les plus avancés seraient hébergés sur Google Cloud. L’entreprise suit ainsi l’exemple d’un accord conclu précédemment avec Amazon Web Services.
Cette collaboration fait suite à une période d’incertitude. Des informations parues mi-2025 laissaient entendre qu’OpenAI empruntait des puces à Google. L’entreprise a toutefois d’abord nié avoir des projets concrets visant à les intégrer dans ses systèmes.
En quête d’indépendance
Parallèlement, OpenAI souhaite gagner en indépendance en matière de matériel. En collaboration avec Broadcom, l’entreprise a récemment présenté sa première puce d’IA sur mesure. Celle-ci devrait être mise en service d’ici la fin de l’année.
Ces développements s’inscrivent dans le cadre d’une vague d’investissements colossale dans l’ensemble du secteur, Alphabet, Microsoft et Amazon devant investir ensemble jusqu’à 600 milliards de dollars (538 milliards d’euros) dans les infrastructures d’IA cette année. (lv)
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