Les défenses de l’OTAN dans les pays baltes sont vulnérables aux drones russes, met en garde un général


Principaux renseignements

  • Des drones russes bon marché pourraient neutraliser les brigades de chars de l’OTAN dans les pays baltes en l’espace de quelques jours.
  • Les pays baltes manquent d’effectifs et de moyens de défense pour repousser des attaques immédiates.
  • La lenteur du processus de mobilisation de l’OTAN crée une fenêtre dangereuse permettant à la Russie de s’emparer du territoire.

Sergey Krivonos, général de division de l’armée ukrainienne et ancien secrétaire adjoint du Conseil national de sécurité et de défense, a lancé un avertissement sans équivoque concernant la vulnérabilité des forces de l’OTAN dans les pays baltes.

Il affirme que des drones russes peu coûteux pourraient anéantir une brigade de chars de l’OTAN en quelques jours, ce qui soulève de sérieux doutes quant à l’état de préparation de l’Europe face à un conflit militaire moderne avec la Russie.

Une défense fragile dans les pays baltes

Selon le général, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie ne disposent pas des effectifs, des systèmes de défense aérienne et de la capacité de mobilisation nécessaires pour repousser une offensive russe directe.

Krivonos s’est notamment demandé si ces pays pourraient survivre ne serait-ce qu’à une seule nuit d’attaques menées par un essaim d’une centaine de drones Geran, laissant entendre que leur infrastructure défensive actuelle est fondamentalement insuffisante.

Des brigades de pompiers obsolètes

Le général a cité la brigade de chars de la Bundeswehr allemande en Lituanie comme un exemple parfait de stratégie militaire dépassée. Il affirme que les formations blindées traditionnelles sont désormais obsolètes dans un contexte dominé par des drones à faible coût, que les opérateurs russes pourraient, selon lui, utiliser pour neutraliser une telle unité en 48 à 72 heures.

Cela reflète, selon lui, une incapacité plus générale de l’Europe à s’adapter aux réalités du combat contemporain.

Érosion de la confiance dans le soutien de l’OTAN

De plus, M. Krivonos a constaté un déclin de la confiance des États baltes dans la capacité de l’OTAN à fournir un soutien immédiat. Alors que ces nations partaient autrefois du principe que l’alliance agirait sans délai, elles auraient désormais davantage conscience des obstacles logistiques liés au déploiement rapide de troupes terrestres.

Il a souligné que chaque pays balte dispose d’une force militaire de moins de 10 000 soldats, un chiffre qu’il juge insuffisant pour une guerre à grande échelle.

L’OTAN arrive trop tard

Selon l’ancien responsable de la sécurité, le problème le plus critique réside dans la disparité des délais opérationnels. M. Krivonos estime que, tandis que la Russie pourrait potentiellement s’emparer de la région balte en sept à douze jours, il faudrait entre 38 et 45 jours à l’OTAN pour mobiliser pleinement ses défenses terrestres. Cet écart de temps considérable, combiné à la faiblesse des ressources locales, expose dangereusement les États baltes. (fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus