Mahdi (cd&v) s’en prend à Bouchez, mais ne souhaite pas désigner le président du MR comme seul responsable de l’impasse budgétaire


Principaux renseignements

  • Le président du cd&v, Sammy Mahdi, critique l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations budgétaires, bien que son parti y participe.
  • Les impasses budgétaires menacent la stabilité financière et le pouvoir d’achat des citoyens.
  • Tous les partis doivent négocier ouvertement sans exclure certains sujets fiscaux.

Sammy Mahdi, le chef du CD&V, a fait part de sa déception face à l’impasse actuelle dans les négociations sur le budget fédéral. S’exprimant sur Radio 1, il a souligné que l’absence d’accord avait contraint le Premier ministre Bart De Wever à reporter son discours sur l’état de l’Union.

Mahdi a insisté sur le fait que, compte tenu de la situation financière précaire du pays, il est impératif que tous les partis s’engagent à travailler d’arrache-pied pour stabiliser le budget.

Des élections anticipées

Le président du cd&v a mis en garde contre les dangers d’une impasse politique prolongée ou de la possibilité d’élections anticipées. Il a averti qu’une telle instabilité déclencherait une réaction violente des marchés financiers, ce qui finirait par nuire aux citoyens en raison d’une baisse du pouvoir d’achat et de menaces pesant sur les retraites.

Selon lui, la seule voie viable consiste à ce que tous les partenaires de la coalition reviennent à la table des négociations pour discuter d’un large éventail de questions allant au-delà de la simple TVA.

Critiques à l’encontre de Bouchez

Concernant le rôle du parti MR, Mahdi a critiqué Georges-Louis Bouchez pour avoir tenté de se réserver un « joker » en excluant d’emblée toute discussion sur les hausses de TVA.

Mahdi a fait valoir que cette approche était injuste et contre-productive, affirmant que si chaque parti décidait à l’avance quels sujets étaient tabous, un dialogue constructif deviendrait impossible. S’il reconnaît que chaque parti a ses propres sensibilités, il insiste sur le fait qu’aucun groupe ne devrait bénéficier d’une exemption du processus de négociation.

La recherche de financements alternatifs

Malgré ces frictions, Mahdi a refusé de présenter le MR comme le seul coupable de la situation. Il estime que la réalité est plus nuancée que de simplement rejeter la faute sur une seule personne et suggère que se concentrer sur la recherche d’un bouc émissaire est une perte de temps.

Il a toutefois souligné que si le MR reste inflexible sur son refus de toute modification de la TVA, le gouvernement devra trouver des fonds en taxant les plus hauts revenus — une mesure qui serait également politiquement sensible pour d’autres partenaires comme la N-VA.

Éviter les échecs du passé

Pour l’avenir, Mahdi a exhorté le gouvernement à maintenir des normes élevées et à éviter les erreurs du précédent gouvernement Vivaldi, mettant notamment en garde contre un abaissement de l’objectif de 10 milliards d’euros d’économies ou un report des réformes nécessaires.

Il a conclu qu’avec tout le défi que représente la recherche de ces fonds, un résultat positif est possible si toutes les parties agissent de bonne foi et mettent fin à leurs luttes de pouvoir actuelles. (fc)

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