Les États-Unis présentent leurs avions de combat F-35 au Maroc, mais ce pays pourra-t-il les acheter lui-même ?


Principaux renseignements

  • Les avions furtifs F-35 ont mis en avant un partenariat de sécurité de haute technologie lors du Salon aéronautique de Marrakech.
  • Le Maroc modernise son armée de l’air grâce à des contrats d’achat d’avions américains de plusieurs milliards de dollars.
  • Cette alliance durable garantit la stabilité régionale grâce au partage des technologies de défense.

Les liens militaires entre les États-Unis et le Maroc ont été mis en avant lors du Salon aéronautique de Marrakech, où les avions furtifs américains F-35A Lightning II ont occupé le devant de la scène. Ces appareils de cinquième génération à la pointe de la technologie, déployés depuis la 48e escadre de chasse basée à la RAF Lakenheath au Royaume-Uni, ont volé en formation avec des F-16 marocains.

La présence du F-35 — réputé pour ses capteurs sophistiqués, ses capacités de furtivité et son traitement des données — met en évidence la dimension high-tech de la coopération en matière de sécurité entre les deux nations.

Importante délégation américaine

La contribution américaine à cet événement ne s’est pas limitée aux avions de combat. Environ 45 militaires y ont participé, accompagnés d’un ravitailleur KC-135 Stratotanker de la Garde nationale de l’Utah et d’un avion de sauvetage HC-130J en provenance d’Alaska. Alors que les chasseurs faisaient la démonstration de leur puissance offensive, le ravitailleur et l’avion de sauvetage mettaient en avant les capacités logistiques et de soutien indispensables à la conduite d’opérations aériennes prolongées.

La participation de la Garde nationale de l’Utah revêt une portée particulièrement symbolique, cette unité entretenant depuis 2003 un programme de partenariat d’État avec le Maroc.

Modernisation de l’Armée de l’air royale marocaine

Cette exposition s’inscrit dans le contexte d’une modernisation importante de la flotte de l’Armée de l’air royale marocaine. Lockheed Martin a récemment confirmé que le premier des 25 nouveaux chasseurs F-16 Block 72, faisant partie d’un contrat de plusieurs milliards de dollars approuvé en 2019, a effectué son vol inaugural en Caroline du Sud.

Cette acquisition, associée à la modernisation de la flotte actuelle de F-16 du Maroc, souligne l’engagement de Rabat en faveur de la technologie aérospatiale américaine. De plus, le Maroc renforce ses capacités nationales en prévoyant la création d’un centre de maintenance et de réparation à Benslimane destiné à entretenir les C-130 et, éventuellement, d’autres appareils.

Autres achats dans le domaine de la défense

Au-delà de l’aviation, le Maroc a régulièrement investi dans du matériel de défense américain, notamment des lanceurs HIMARS, des hélicoptères Apache et des chars M1 Abrams. Plus récemment, les États-Unis ont autorisé la vente de plusieurs centaines de missiles Javelin au royaume.

Bien que des rumeurs et des informations persistantes fassent état de la volonté du Maroc d’acquérir jusqu’à 32 chasseurs furtifs F-35, aucun des deux gouvernements n’a officiellement confirmé l’existence de telles négociations ni l’autorisation de ces ventes.

Alliance diplomatique

Le poids diplomatique de ce partenariat est immense ; il trouve ses racines dans une histoire qui remonte à 1777, lorsque le Maroc fut la première nation à reconnaître l’indépendance des États-Unis. Actuellement désigné comme un allié majeur non membre de l’OTAN, le Maroc continue de travailler en étroite collaboration avec Washington pour garantir la stabilité à travers l’Afrique.

Comme l’ont souligné des responsables américains, ce salon aéronautique témoigne publiquement d’une alliance vieille de près de 250 ans, axée sur la sécurité mutuelle et la prospérité partagée. (fc)

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