Principaux renseignements
- Bart De Wever propose d’accélérer les baisses d’impôts jusqu’en 2027 afin de garantir une refonte de la TVA.
- Cette restructuration vise à combler le déficit budgétaire en taxant plus lourdement les produits de luxe.
- Le MR continue de faire obstruction, car le parti s’oppose à une hausse de la TVA.
Le Premier ministre Bart De Wever tente d’obtenir un accord sur une refonte complète de la TVA en proposant un calendrier plus ambitieux pour les baisses d’impôts. La proposition prévoit que les salariés verraient leur salaire net augmenter dès 2027, avançant ainsi la date initialement prévue de 2029. C’est ce qu’écrit HLN.
Cette mesure incitative vise spécifiquement à rallier le MR, car une réduction significative des charges sociales correspond aux objectifs politiques des libéraux francophones.
La proposition de restructuration de la TVA
La restructuration proposée de la TVA consiste à faire passer la taxe sur les produits de luxe, tels que l’électronique et l’ameublement, de 21 pour cent à 22 pour cent, tout en regroupant divers taux inférieurs en une seule tranche de 9 pour cent. Afin de protéger les consommateurs de la hausse des coûts, la TVA sur les produits de première nécessité, comme les fruits et légumes, serait ramenée à 0 pour cent.
De Wever considère cela comme un outil financier essentiel, car cette mesure pourrait générer environ 4,5 milliards d’euros par an, aidant ainsi le gouvernement à combler un déficit budgétaire considérable.
Concessions aux partenaires de la coalition
Afin de rendre ce projet plus acceptable aux yeux des partenaires de la coalition, le Premier ministre a prévu des concessions spécifiques. Par exemple, la TVA sur les boissons non alcoolisées dans le secteur de l’hôtellerie-restauration et sur les nouvelles constructions serait abaissée à 9 pour cent afin de stimuler l’économie — une mesure destinée au MR.
De plus, la réduction des taxes sur les biens de première nécessité vise à obtenir le soutien de Vooruit. Même en tenant compte de ces coûts, la réforme rapporterait tout de même environ 2,5 milliards d’euros par an, dont une partie pourrait être réinvestie dans de nouvelles politiques.
Opposition du MR
Malgré ces propositions, le MR reste réticent, ce qui entraîne une montée des tensions et de la méfiance au sein du gouvernement. Les responsables de la N-VA seraient frustrés et se demandent si le MR prend réellement la mesure de la gravité de la crise financière que traverse le pays.
Ces frictions sont exacerbées par des allégations selon lesquelles le MR aurait partagé des documents de négociation sensibles avec ses homologues de l’opposition.
Négociations au point mort
Le problème ne se limite pas au MR. D’autres partenaires, dont Vooruit, ont fait savoir que la proposition actuelle était trop fortement influencée par l’idéologie de la N-VA pour être acceptable. Alors que la date limite pour l’adoption du budget approche, le gouvernement reste dans l’impasse, caractérisée par un manque de confiance et une communication prudente. Alors qu’une confrontation potentielle se profile, certains estiment qu’une crise pourrait être nécessaire pour clarifier la situation et parvenir à un accord final. (fc)
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