Principaux renseignements
- Le réchauffement climatique entraîne des mouvements de population massifs et attise le terrorisme international.
- L’insécurité alimentaire résultant des phénomènes climatiques et des conflits armés menace la stabilité mondiale.
- Les énergies vertes décentralisées renforcent la sécurité nationale et la résilience des infrastructures.
Lors d’une conférence à Berlin sur la sécurité et l’environnement, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a averti que le réchauffement climatique modifiait profondément la stabilité internationale.
Il a fait remarquer que les crises environnementales qui en découlent provoquent souvent des mouvements de population massifs et peuvent créer des conditions propices à la montée du terrorisme et du radicalisme, en particulier dans les pays instables déjà confrontés à l’insécurité alimentaire.
Menace d’insécurité alimentaire
Le ministre a mis en garde contre les dangers immédiats du « Super El Niño » actuel, qui menace de anéantir les moyens de subsistance d’innombrables personnes.
Cette instabilité est encore aggravée par la hausse des prix des céréales sur le marché mondial, une situation exacerbée par les attaques russes contre des navires en mer Noire, qui perturbent les importations alimentaires essentielles pour les populations vulnérables.
L’énergie verte doit renforcer la sécurité nationale
Wadephul a affirmé que les mesures stratégiques en matière de climat constituent un outil permettant de renforcer la sécurité nationale en développant la résilience systémique. Il a notamment suggéré que la transition vers une énergie verte décentralisée pourrait protéger les infrastructures.
Selon lui, les systèmes locaux d’énergie renouvelable seraient par exemple plus résilients si la Russie venait à attaquer à nouveau les réseaux électriques ukrainiens. Ils permettraient également de réduire la dépendance vis-à-vis du pétrole et du gaz étrangers.
Coopération mondiale
Le ministre a affirmé que le financement d’initiatives environnementales constituait en réalité un investissement dans la sécurité, et s’est adressé à un public diversifié composé de 250 délégués. Ce groupe comprenait des scientifiques, des représentants de la société civile et des responsables de l’ONU, de l’UE et des pays les plus durement touchés par les fluctuations climatiques.
Les discussions se sont déroulées dans le contexte du cycle El Niño, un phénomène naturel récurrent connu pour provoquer des conditions météorologiques extrêmes. (lv)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

