Principaux renseignements
- Les négociations budgétaires de la coalition « Arizona » sont dans l’impasse totale.
- Les divergences d’opinion concernant les hausses de la TVA et les mesures d’austérité compliquent encore davantage les négociations.
- L’échéance qui approche rend de plus en plus difficile la conclusion d’un accord à temps.
Les négociations budgétaires au sein de la coalition « Arizona » restent dans une impasse totale. Après une série de réunions intensives ce week-end, les vice-premiers ministres doivent se réunir à nouveau avec Bart De Wever ce mercredi.
Selon des sources internes sur Le Soir, la proposition actuelle est presque entièrement inacceptable pour les différents partis concernés, ce qui place le gouvernement fédéral loin derrière les exécutifs régionaux de Flandre et de Bruxelles, qui ont déjà conclu leurs propres accords budgétaires.
Le conflit sur la TVA
Le dernier projet présenté par Bart De Wever a légèrement réduit l’objectif d’économies de 14 milliards à 12,5 milliards d’euros, mais il est toujours considéré comme fondamentalement déséquilibré. L’un des principaux points de discorde est la refonte proposée du système de TVA, qui vise à générer 4 milliards d’euros en fusionnant les taux de 6 pour cent et 12 pour cent en une seule tranche de 9 pour cent et en portant le taux maximal à 22 pour cent.
Le Premier ministre a l’intention d’utiliser ces fonds pour financer des baisses d’impôt sur le revenu des personnes physiques et des initiatives axées sur la croissance. Cependant, les membres libéraux de la coalition font valoir que ces hausses de TVA sont inutiles et devraient être purement et simplement supprimées.
Réductions des dépenses de santé
D’autres tensions existent concernant les dépenses de santé et les dépenses sociales. Le plan actuel vise à réaliser environ 4 milliards d’euros d’économies, dont 1,7 milliard dans le domaine de la santé et 750 millions grâce à la réforme du statut BIM.
De plus, une cinquième vague de mesures de réinsertion professionnelle devrait permettre d’économiser plus d’un milliard d’euros. Ces objectifs ont suscité de vives critiques de la part de plusieurs partenaires de la majorité qui estiment qu’une telle répartition des coupes budgétaires est intenable.
Lacunes des mesures précédentes
La disparité financière est encore accentuée par la modeste somme de 250 millions d’euros allouée aux contributions des successions fortunées. Parallèlement, la commission de suivi a identifié un déficit de 2,3 milliards d’euros dans les mesures convenues précédemment, avec des résultats nettement inférieurs aux prévisions liés aux portefeuilles de la N-VA en matière de pensions et d’asile.
De plus, les gouvernements régionaux devraient absorber une charge de 500 millions d’euros.
Une course contre la montre
À l’heure actuelle, la coalition n’est parvenue à s’accorder sur aucun élément du budget. Après avoir examiné ligne par ligne la deuxième version de la proposition, les négociateurs restent très éloignés les uns des autres. Alors que la date butoir du 13 octobre approche à grands pas, de nombreux participants doutent qu’un accord puisse être conclu à temps.
Alors que les discussions interministérielles se poursuivent jusqu’à mardi, les espoirs reposent sur une troisième version, plus affinée, de la note qui devrait être présentée lors du sommet de mercredi, même si le chemin vers une résolution reste semé d’embûches. (fc)
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