Washington intensifie la pression : l’Union européenne envisage de débloquer ses réserves de diesel


Principaux renseignements

  • L’Union européenne étudie un plan visant à mettre sur le marché 100 millions de barils de carburant afin de faire baisser les coûts.
  • Washington menace d’interdire les exportations de diesel afin de faire baisser les prix intérieurs avant les élections.
  • Les dirigeants européens exigent des engagements de la part des États-Unis contre les restrictions commerciales avant de débloquer les réserves.

Sous la pression des États-Unis, les États membres de l’Union européenne se sont réunis vendredi pour examiner une proposition française visant à faire baisser les coûts du carburant, qui ne cessent d’augmenter. Selon des sources proches des discussions, la stratégie proposée prévoit que les pays de l’UE libèrent 50 millions de barils de diesel, tandis que les membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) apporteraient 50 millions de barils de pétrole brut supplémentaires. C’est ce que rapporte Reuters.

Pression de Washington

Ces délibérations font suite aux avertissements de l’administration Trump, qui aurait exhorté la France et l’Allemagne à puiser dans leurs réserves d’urgence de diesel.

Selon certaines sources, le gouvernement américain aurait menacé d’interdire les exportations de diesel si les puissances européennes ne libéraient pas 100 millions de barils dans un délai de trois semaines. Cette initiative est perçue comme une tentative du président Donald Trump de faire baisser les prix du carburant sur le marché intérieur avant les élections de mi-mandat du 3 novembre.

Volatilité des marchés mondiaux

La volatilité actuelle du marché mondial du diesel résulte de plusieurs facteurs, notamment les conflits impliquant l’Iran et l’arrêt des exportations russes à la suite des frappes ukrainiennes sur les infrastructures de raffinage. De plus, les exportations de carburant de la Chine pour le mois d’octobre ont été suspendues afin de garantir un approvisionnement interne suffisant.

Négociations diplomatiques

Au cours des discussions de vendredi, les représentants de l’UE ont souligné que toute décision de libérer des stocks supplémentaires devait être subordonnée à un engagement formel des États-Unis de renoncer à toute restriction unilatérale à l’exportation.

Par ailleurs, les dirigeants du G7 – actuellement présidé par la France – pourraient se réunir plus tard dans la journée afin de définir une ligne d’action commune. Cette initiative fait suite à une précédente action sans précédent menée en mars, au cours de laquelle les 32 membres de l’AIE avaient libéré 400 millions de barils de pétrole pour contrer les chocs d’approvisionnement causés par la guerre en Iran.

(at)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus