Principaux renseignements
- La Belgique plaide en faveur d’un renforcement des contrôles aux frontières de l’UE et d’une extension des pouvoirs de Frontex.
- Des sanctions diplomatiques devraient être infligées aux États non membres de l’UE qui refusent d’accueillir les personnes expulsées.
- Les ministres doivent donner la priorité au renforcement des frontières plutôt qu’à une révision immédiate du pacte sur les migrations.
Lors d’une prochaine réunion à Munich, à laquelle participeront des représentants de 18 pays, la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), entend plaider en faveur d’un renforcement des contrôles aux frontières européennes. Van Bossuyt souhaite notamment que Frontex joue un rôle plus important et que les procédures d’expulsion soient traitées plus efficacement.
Renforcement des contrôles aux frontières
Van Bossuyt estime que pour endiguer l’immigration clandestine, il faut une réponse plus rapide et plus ferme aux frontières extérieures de l’Union européenne afin d’empêcher toute entrée non contrôlée.
Elle soutient que Frontex devrait être renforcée et dotée de pouvoirs accrus, notamment pour faciliter l’éloignement des personnes en situation irrégulière. Cette prise de position intervient juste avant que la Commission européenne ne présente une nouvelle proposition, prévue fin octobre.
Pressions diplomatiques
Par ailleurs, la ministre suggère que l’Union européenne utilise son influence diplomatique et économique pour contraindre les États non membres de l’UE à accepter le retour de leurs ressortissants. Elle propose que le refus de coopérer en matière de rapatriements entraîne des répercussions concrètes, telles que des restrictions sur le commerce, l’aide au développement ou la délivrance de visas.
Gestion des afflux migratoires
La réunion abordera également les stratégies de gestion des afflux soudains de migrants aux postes-frontières, en citant comme exemple principal les événements récents survenus dans l’enclave espagnole de Ceuta.
Évaluation du pacte sur la migration
Par ailleurs, les ministres évalueront la mise en œuvre précoce du Pacte européen sur l’asile et la migration, entré en vigueur le 12 juin.
Alors que certains États membres réclament déjà des révisions du pacte, Van Bossuyt plaide en faveur d’une approche patiente. La Belgique suggère d’attendre juin 2027 – un an après la pleine entrée en vigueur du pacte – pour procéder à une évaluation exhaustive et remédier à d’éventuelles inefficacités. Elle soutient que, bien que le pacte constitue un point de départ essentiel, l’accent doit rester principalement mis sur le renforcement des frontières extérieures et la garantie que les retours soient effectivement mis en œuvre.
(at)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

