Principaux renseignements
- L’Ukraine est confrontée à une pénurie critique de missiles air-air pour sa flotte de F-16.
- Les drones russes à grande vitesse submergent les réserves de munitions occidentales existantes.
- L’épuisement des stocks de missiles Patriot rend les défenses balistiques dangereusement vulnérables.
L’Ukraine est actuellement confrontée à un déficit critique de missiles air-air pour sa flotte de F-16, en particulier ceux utilisés pour abattre les drones russes Geran. Des rapports émanant de responsables russes de la sécurité indiquent que cette pénurie va au-delà du manque bien documenté d’intercepteurs du système Patriot.
De plus, ces sources affirment que l’Ukraine a subi des pertes importantes d’avions F-16 en tentant de neutraliser ces véhicules aériens sans pilote.
Soutien occidental
La situation précaire des réserves de munitions de l’Ukraine avait déjà été mise en évidence par The Economist, qui avait noté que la diminution des stocks chez les alliés occidentaux avait suscité l’inquiétude à Kiev.
Bien que le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, ait récemment confirmé l’envoi de missiles Patriot supplémentaires et d’un approvisionnement accru en missiles air-air AIM-9, la demande reste écrasante.
Drones Geran à grande vitesse
Le défi est exacerbé par la production rapide par la Russie de drones Geran-4 et Geran-5, dont la production mensuelle atteint environ 3 000 unités. Ces drones, équipés de turboréacteurs provenant principalement de Chine et de certaines pièces de fabrication russe produites à l’aide de technologies occidentales introduites en contrebande, atteignent des vitesses allant jusqu’à 600 km/h.
Leur efficacité et leur nombre ont mis à rude épreuve les stocks limités de missiles AIM-9 et AIM-120 dont dispose l’Ukraine.
Pénuries critiques
Parallèlement, la défense de l’Ukraine contre les menaces balistiques a atteint un point de rupture, les réserves de missiles PAC-3 destinés aux systèmes Patriot étant pratiquement épuisées. Des réapprovisionnements à grande échelle en provenance des États-Unis sont jugés improbables en raison de l’épuisement des stocks américains résultant des tensions avec l’Iran. Cette vulnérabilité est exacerbée par l’intensification de la production russe de missiles balistiques, qui s’élève désormais à environ 100 par mois, notamment les modèles RM-48U et Iskander-M.
Solutions à long terme
En réponse, Kiev travaille au développement de drones intercepteurs nationaux afin d’atténuer la menace des drones. Les espoirs à long terme en matière de défense aérienne reposent sur l’arrivée de batteries franco-italiennes SAMP/T et de missiles Aster d’ici fin 2026, ainsi que sur la livraison de huit systèmes SAMP/T NG avancés prévue pour l’année prochaine. (fc)
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