L’économie britannique progresse de 0,4 pour cent en juillet grâce à l’IA qui stimule la productivité


Principaux renseignements

  • L’IA et le cloud computing ont contribué à une croissance économique inattendue de 0,4 pour cent au Royaume-Uni.
  • L’instabilité mondiale et la hausse des prix du pétrole menacent la stabilité budgétaire à long terme.
  • Les décideurs politiques privilégieront probablement la maîtrise de l’inflation plutôt que de réagir à la croissance à court terme.

L’économie britannique a connu une croissance surprenante de 0,4 pour cent en juillet, dépassant les prévisions des analystes qui tablaient sur une stagnation. Selon les données de l’Office national des statistiques (ONS), cette tendance à la hausse a été largement portée par le secteur des services, en particulier dans les fonctions administratives et le conseil en informatique. Une part importante de ce succès est attribuée à l’intégration et au déploiement rapides du cloud computing et de l’intelligence artificielle.

L’IA, moteur de la productivité

Les experts financiers estiment que cette forte hausse de la productivité induite par l’IA est cruciale, d’autant plus que les secteurs économiques plus traditionnels restent stagnants. Ils ont souligné que les services professionnels et techniques enregistraient des gains substantiels grâce à l’influence de l’IA.

Par ailleurs, la production industrielle a connu une légère hausse de 0,2 pour cent, les gains enregistrés dans le secteur manufacturier ayant compensé les baisses observées dans les secteurs du gaz, de l’électricité et de l’exploitation minière. Au cours du trimestre s’achevant en juillet, l’économie a maintenu un taux de croissance stable de 0,4 pour cent.

Implications budgétaires stratégiques

Cette résilience économique confère un avantage stratégique au chancelier John Healey à l’approche de son budget du 28 octobre. Malgré ces chiffres positifs, Healey a reconnu que l’économie nationale restait vulnérable à l’instabilité internationale, notamment en ce qui concerne le conflit au Moyen-Orient, qui a fait grimper le coût des emprunts publics et des biens de consommation courante.

La flambée des cours mondiaux du pétrole, qui dépassent désormais les 100 dollars le baril, menace de faire grimper l’inflation et d’augmenter les coûts d’emprunt à l’échelle mondiale. Pour le Royaume-Uni, la hausse des taux d’intérêt sur la dette publique pourrait avoir épuisé une part importante de la marge de manœuvre budgétaire laissée par le gouvernement précédent, ce qui pourrait nécessiter des réductions de dépenses ou des hausses d’impôts.

Perspectives des taux d’intérêt

Alors que les marchés anticipent quatre hausses progressives des taux d’intérêt au cours de l’année à venir, la plupart des analystes estiment que la Banque d’Angleterre maintiendra le taux actuel de 3,75 pour cent lors de sa prochaine réunion.

Ils suggèrent que les décideurs politiques pourraient privilégier la maîtrise de l’inflation au prix d’un ralentissement économique plutôt que de réagir immédiatement à la forte hausse de la croissance enregistrée en juillet.

(at)

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