Principaux renseignements
- Les violations de l’espace aérien par la Russie obligent l’OTAN à intercepter des menaces potentielles presque quotidiennement.
- L’« OTAN 3.0 » transfère davantage de responsabilités en matière de défense collective vers l’Europe.
L’amiral Giuseppe Cavo Dragone, président du Comité militaire de l’OTAN, a récemment mis en avant les risques persistants en matière de sécurité auxquels l’alliance est confrontée.
700 vols en deux ans
Il soulignant que des avions de chasse ont été déployés environ 700 fois au cours des deux dernières années pour intercepter des avions russes au comportement erratique.
S’exprimant depuis la base navale de Tarente en Italie, l’amiral a insisté sur le fait que ces décollages d’urgence fréquents — en moyenne près d’un par jour — constituent la preuve concrète que le danger n’est pas purement théorique.
Montée des menaces hybrides
Au-delà de la menace immédiate que représentent la Russie et diverses organisations terroristes, Dragone a mis en avant des dangers plus subtils mais tout aussi graves.
Il a identifié comme des préoccupations majeures la guerre hybride, la désinformation d’État et les actions des régimes autoritaires qui sapent la stabilité mondiale dont dépend la sécurité occidentale.
Présentation de l’OTAN 3.0
Pour relever ces défis aux multiples facettes, l’amiral a présenté le concept d’« OTAN 3.0 ». Cette vision implique un réajustement stratégique de l’alliance afin de garantir que l’Europe assume une responsabilité plus importante en partenariat avec les États-Unis.
Cette approche actualisée de la défense collective est conçue pour contrer les diverses menaces émergeant de l’Arctique, du sud et de l’est, et s’étendant à la fois aux domaines numériques et physiques.
De la résilience à l’antifragilité
Précisant davantage l’évolution nécessaire de l’alliance sur les réseaux sociaux, Dragone a fait valoir que l’OTAN devait aller au-delà de la simple résilience. Il a plaidé en faveur de l’« antifragilité », suggérant que l’organisation devrait se comporter comme un muscle qui se renforce sous la pression plutôt que comme du verre qui se brise.
Selon l’amiral, la domination stratégique future ne sera pas déterminée uniquement par la qualité de l’armement, mais par la capacité à innover, à prendre des décisions et à se remettre plus rapidement que n’importe quel adversaire, en temps de paix comme en temps de conflit. (fc)
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