Les cours du pétrole continuent d’augmenter en raison de l’escalade du conflit entre l’Iran et les États-Unis


Principaux renseignements

  • Les frappes maritimes entre les États-Unis et l’Iran ont fait grimper les cours du pétrole brut.
  • Les volumes de trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont chuté.
  • La pénurie d’offre devrait se poursuivre jusqu’en 2027.

Les cours du pétrole brut poursuivent leur tendance à la hausse. Cette évolution s’explique par l’escalade des tensions entre l’Iran et les États-Unis, à la suite d’une série d’attaques réciproques contre des navires.

À 10 h 31, le Brent s’établissait à 96,17 dollars le baril, contre 91 dollars le baril pour le WTI. Ces chiffres font suite à une semaine marquée par la volatilité, au cours de laquelle le Brent a progressé de 7,8 pour cent et le WTI a bondi de près de 10 pour cent, en grande partie en raison des entraves au transport du pétrole via le détroit d’Ormuz – un corridor stratégique pour 20 pour cent des expéditions mondiales de pétrole.

Escalade du conflit maritime

Le conflit s’est intensifié samedi lorsque le Commandement central américain a signalé des attaques contre trois pétroliers iraniens, dont un situé près du centre d’exportation stratégique de l’île de Kharg.

En représailles, le Corps des gardiens de la révolution islamique a affirmé avoir frappé trois pétroliers qui enfreignaient les protocoles de navigation dans le détroit d’Ormuz, ainsi que trois autres navires américains. Les experts maritimes ont souligné qu’il s’agissait d’une escalade significative, les navires commerciaux étant désormais utilisés comme des armes à des fins de pression économique, ce qui brouille la frontière entre commerce et engagement militaire.

Chaîne d’approvisionnement 

Les données actuelles mettent en évidence l’impact de ces hostilités. Selon Kpler, le nombre quotidien de transits de navires dans le détroit d’Ormuz est tombé à son plus bas niveau depuis mai, avec une moyenne de seulement dix navires.

Stagnation de la production

Alors que l’OPEP+ a décidé de maintenir ses niveaux de production actuels pour octobre dans l’attente de nouveaux accords sur les quotas, les analystes dressent un tableau sombre. Ils prévoient une impasse prolongée marquée par des frappes militaires ciblées, qui risquent d’entraver le rétablissement de l’approvisionnement en pétrole du Moyen-Orient.

Selon certaines prévisions, les exportations resteront limitées jusqu’en 2026, et un retour complet aux volumes de trafic antérieurs n’est pas prévu avant le premier ou le deuxième trimestre 2027.

(at)

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