Principaux renseignements
- Les attaques de drones ukrainiens ont paralysé les raffineries et les terminaux d’exportation russes.
- Les prévisions de production indiquent une baisse constante de la production de pétrole brut jusqu’en 2027.
- Les goulets d’étranglement au niveau des infrastructures obligent la Russie à réduire sa production lorsque la capacité de traitement est insuffisante.
Le vice-Premier ministre Alexandre Novak a récemment déclaré que la baisse actuelle de la production pétrolière russe constituait un problème à court terme. Lors d’un sommet économique à Vladivostok, il a indiqué que les niveaux de production devraient se redresser dès que les raffineries reprendront leurs activités après des travaux de maintenance imprévus et que la situation générale se stabilisera. C’est ce qu’indique l’agence TASS.
Des infrastructures sous pression
Malgré les efforts officiels visant à minimiser la gravité de la situation, le secteur énergétique russe est confronté depuis le printemps à une pénurie de diesel et d’essence. Cette crise résulte d’une campagne d’attaques incessantes menées par des drones ukrainiens contre les infrastructures des raffineries, visant à perturber l’approvisionnement en carburant tant des civils que des forces armées.
Pour pallier ces pénuries nationales, le Kremlin a instauré une interdiction d’exportation de gazole, qui restera en vigueur jusqu’en septembre et qui a exercé une pression supplémentaire sur les marchés internationaux des carburants.
Baisse de la production de pétrole brut
L’impact de ces attaques s’étend au-delà du raffinage. Les frappes ukrainiennes sur les terminaux de la mer Baltique et de la mer Noire ont entravé la capacité de la Russie à exporter du pétrole, créant un goulot d’étranglement qui a fini par imposer une réduction de la production de brut.
Rystad Energy a noté que la combinaison de sanctions internationales strictes et de frappes ciblées a entraîné une baisse significative de la production de brut au cours du second semestre 2026.
Dégradation des prévisions de production
En conséquence, Rystad Energy a revu à la baisse ses prévisions de production pour la Russie, tablant sur une moyenne de 8,95 millions de barils par jour en 2026, suivie d’une nouvelle baisse à 8,6 millions de barils par jour en 2027.
Daria Melnik, responsable de recherche au sein de la société, a souligné que la précision croissante des attaques de drones entrave désormais le secteur de la production en amont. Elle a fait remarquer que lorsque les raffineries ne peuvent pas traiter le pétrole brut, l’excédent doit être stocké ou exporté ; or, les infrastructures d’exportation actuelles de la Russie ne sont pas en mesure de gérer ces volumes excédentaires. (lv)
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