L’Égypte souhaite acquérir 24 Rafale supplémentaires pour moderniser son armée de l’air


Principaux renseignements

  • L’Égypte cherche à acquérir 24 avions Rafale supplémentaires pour renforcer sa flotte aérienne.
  • Cet achat vise à remplacer les F-16 vieillissants afin de moderniser la défense nationale.
  • Les contraintes de production chez Dassault Aviation pourraient compromettre le calendrier de livraison.

L’Égypte se préparerait à renforcer ses capacités aériennes en commandant 24 avions de combat Rafale supplémentaires auprès de Dassault Aviation.

Flotte de 78 avions

Selon des informations publiées par le journal français La Tribune, cet accord potentiel marquerait le troisième cycle d’acquisition entre Le Caire et le constructeur, ce qui porterait potentiellement à 78 le nombre total d’appareils de ce type dans la flotte égyptienne.

Bien que Dassault Aviation soit resté discret sur le sujet, cette initiative consoliderait le statut de l’Égypte en tant que premier opérateur international de cet avion.

Relations diplomatiques

Cette initiative stratégique est motivée par la nécessité urgente de moderniser l’armée de l’air égyptienne, notamment pour remplacer progressivement une flotte vieillissante d’environ 200 F-16, dont certains sont en service depuis les années 1980.

De plus, cet accord s’inscrit dans le cadre d’un renforcement des liens diplomatiques entre les deux nations, illustré par la visite prévue du président Emmanuel Macron en Égypte en avril 2025.

Obstacles financiers

Historiquement, l’Égypte a été le premier acheteur international du Rafale en 2015, avec une commande initiale de 24 appareils. Cet achat a été suivi d’un accord conclu en 2021 portant sur 30 appareils supplémentaires, un contrat d’une valeur d’environ 4 milliards d’euros et soutenu par un prêt garanti par la France.

Cependant, des obstacles financiers persistent. Une option antérieure portant sur 12 appareils supplémentaires a été abandonnée en 2017 en raison des réserves émises par le ministère français de l’Économie et des Finances.

Défis techniques et logistiques

Cette commande potentielle soulève également des considérations techniques et logistiques. Alors que les livraisons précédentes concernaient la variante F-3R, Le Caire pourrait désormais s’intéresser au modèle avancé F-4.

Une telle demande risquerait de mettre à rude épreuve le site de production de Dassault à Mérignac, qui doit déjà jongler avec des calendriers de livraison très chargés pour l’armée de l’air française ainsi que pour des clients internationaux en Serbie, en Indonésie et en Inde. (fc)

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