Les opérations de déminage ont révélé que les mines iraniennes dans le détroit d’Ormuz étaient pour la plupart inoffensives


Principaux renseignements

  • Les opérations de la marine américaine ont mis fin au blocus inefficace du détroit d’Ormuz par l’Iran.
  • Les marchés énergétiques mondiaux se sont stabilisés grâce à la reprise des exportations de pétrole par des voies protégées et clandestines.
  • La domination militaire stratégique a fait basculer le rapport de force politique en faveur des États-Unis.

Les récentes opérations militaires américaines visant à sécuriser le détroit d’Ormuz ont révélé que les tentatives iraniennes de blocus de cette voie navigable étaient largement inefficaces.

À nouveau navigable

Les plongeurs de la Marine américaine ont retiré plus de 200 objets soupçonnés d’être des mines des principales voies de navigation, mais seuls 11 d’entre eux étaient de véritables explosifs, et très peu avaient été déployés correctement.

L’amiral Brad Cooper, du Commandement central américain, a annoncé que les principales routes maritimes étaient désormais dégagées, affirmant que le transport maritime international avait retrouvé son élan.

Prix du pétrole

Cette reprise fait suite à une période d’instabilité intense qui a débuté en février, lorsque les frappes américaines et israéliennes ont déclenché une agression navale iranienne. Cette volatilité a fait grimper les cours du Brent au-delà de 120 dollars le baril en avril.

Pour y remédier, les États-Unis ont lancé une campagne de bombardements de deux semaines contre le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et mis en place une force opérationnelle chargée de guider des pétroliers vides vers le Golfe sous le couvert de la nuit. Selon le CENTCOM, ces efforts ont permis le passage de près de 1 500 navires, transportant environ 750 millions de barils de pétrole.

L’incertitude persiste

Malgré les déclarations officielles faisant état d’un succès, la situation réelle dans le détroit reste complexe. Alors que certains responsables américains affirment que 20 à 30 pétroliers empruntent chaque nuit des couloirs protégés, les experts du secteur restent sceptiques quant à ces chiffres. Cependant, Goldman Sachs indique que les exportations du Golfe ont remonté à 15–16 millions de barils par jour — soit environ les deux tiers des volumes d’avant-guerre —, en grande partie grâce à des transporteurs spécialisés recourant à des « traversées clandestines » en désactivant leurs transpondeurs.

Cette augmentation des flux a contribué à stabiliser les marchés de l’énergie, le Brent ayant chuté à environ 89 dollars le baril.

L’Iran et les États-Unis

Sur le plan politique, la donne a changé. Le président Donald Trump affirme que les États-Unis ont efficacement neutralisé le pouvoir de négociation de l’Iran, déclarant que Téhéran est désormais désireux de négocier. À l’inverse, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a laissé entendre que la diplomatie n’était possible que si Washington reconnaissait l’échec de ses campagnes de pression. Alors que l’Iran explore la possibilité d’un couloir maritime avec Oman et cherche à obtenir un allègement des sanctions pour rouvrir le détroit, l’administration Trump semble peu disposée à revoir les accords précédents, estimant que les États-Unis détiennent désormais l’avantage stratégique. (fc)

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