Principaux renseignements
- En 2025, plus de 15 500 incidents criminels ont eu lieu sur les sites ferroviaires belges.
- Bruxelles représente plus de 37 pour cent de l’ensemble des délits liés au rail.
- Le Vlaams Belang réclame une refonte de la sécurité, avec un renforcement des effectifs et des sanctions plus sévères.
Suite à la publication de chiffres indiquant qu’en 2025, plus de 15 500 infractions pénales ont été commises sur ou à proximité des sites ferroviaires belges, le Vlaams Belang réclame une stratégie de sécurité rigoureuse.
« Problème de sécurité structurel »
Selon les données de la Base de données nationale générale, rendues publiques par le ministre Bernard Quintin (MR), la police ferroviaire a enregistré 6 587 infractions. Les services de police locaux ont par ailleurs recensé 8 913 incidents supplémentaires.
Ces statistiques, demandées par Frank Troosters (Vlaams Belang), président de la Commission de la mobilité, indiquent selon lui un problème de sécurité structurel et non des incidents isolés. Troosters souligne que tant les navetteurs que les employés des chemins de fer ont droit à un environnement sûr et que cela nécessite des mesures immédiates et concrètes.
Bruxelles identifiée comme un foyer de criminalité
Bruxelles s’est imposée comme le principal foyer de criminalité ferroviaire. La ville a représenté 3 807 des affaires traitées par la police ferroviaire – soit près de 58 pour cent du total – et 1 985 incidents supplémentaires enregistrés par la police locale. Au total, la capitale représente plus de 37 pour cent de la criminalité ferroviaire du pays.
Si Troosters s’est montré particulièrement alarmé par la concentration de la criminalité à Bruxelles, il a toutefois souligné que les chiffres dans les autres provinces restaient à un niveau inacceptable.
Critiques politiques à l’égard du gouvernement actuel
Le Vlaams Belang reproche au gouvernement De Wever de répéter les erreurs des gouvernements précédents en privilégiant la rhétorique politique au détriment de la mise en œuvre concrète.
Troosters a fait valoir que, alors que la sécurité devrait aller de soi pour tous les usagers du réseau ferroviaire, le gouvernement actuel « se contente de slogans et de promesses sans mettre en œuvre de mesures efficaces ».
Proposition de refonte du dispositif de sécurité
Pour remédier à cette situation, le Vlaams Belang propose une réforme approfondie de la sécurité. Ce plan prévoit une augmentation des effectifs de Securail et de la police ferroviaire, une meilleure collaboration entre ces deux services, ainsi que des compétences élargies et un meilleur équipement pour les agents de Securail.
Par ailleurs, le parti plaide en faveur de portiques de sécurité dans les gares à risque, de caméras corporelles pour le personnel de la SNCB et d’une politique de tolérance zéro assortie de sanctions sévères à l’encontre de toute personne qui agresse le personnel ferroviaire ou policier. Le Vlaams Belang souhaite également mettre en place des listes noires exécutoires afin d’interdire l’accès aux gares aux récidivistes.
(at)
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