Principaux renseignements
- Le secrétaire général Antonio Guterres réclame une interdiction permanente et mondiale des essais nucléaires.
- La Russie a récemment testé un missile balistique intercontinental capable de transporter des ogives nucléaires.
- Neuf pays continuent d’empêcher l’entrée en vigueur juridique du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires.
Le secrétaire général Antonio Guterres a récemment appelé les États dotés d’armes nucléaires à maintenir leur moratoire actuel sur les essais nucléaires et à instaurer une interdiction mondiale permanente de ces essais.
Dans un message publié sur la plateforme X, le chef de l’ONU a déclaré que de tels essais sapaient la confiance internationale, encourageaient une course aux armements et ne tenaient pas compte des souffrances des populations qui continuent de subir les conséquences des essais nucléaires historiques.
Essai de missile russe
Cet appel fait suite au récent essai mené par la Russie d’un missile balistique intercontinental capable de transporter des ogives nucléaires. Selon le ministère russe de la Défense, le projectile à combustible solide a été lancé depuis le cosmodrome de Plesetsk et a atteint avec succès sa cible sur la base d’entraînement de Kura.
Des responsables à Moscou ont déclaré que cet exercice visait à vérifier les performances opérationnelles et techniques du système de missile.
Mise en œuvre du TICE
Guterres a notamment insisté sur la mise en œuvre intégrale du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE). Bien que ce pacte multilatéral ait été conçu en 1996 pour interdire légalement toute explosion nucléaire, il n’a pas encore produit tous ses effets juridiques.
Le traité ne pourra entrer en vigueur que lorsque tous les pays figurant sur la liste de l’« annexe 2 » l’auront ratifié. Il s’agit des pays qui disposaient d’armes nucléaires lors des négociations initiales.
Obstacles à une interdiction mondiale
Bien que 179 pays aient ratifié le traité et que 188 l’aient signé, plusieurs États clés ne l’ont pas encore fait. Parmi eux figurent la Chine, les États-Unis, la Russie, la Corée du Nord, le Pakistan, l’Inde, Israël, l’Iran et l’Égypte. Sans la coopération de ces neuf pays, l’interdiction mondiale reste juridiquement incomplète. (lv)
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