Principaux renseignements
- En raison d’une panne de générateur, l’USS Benfold est resté quatre jours sans électricité et le navire n’a pas pu manœuvrer.
- Des pannes mécaniques récurrentes affectent la flotte des destroyers de la classe Arleigh Burke.
- La pression extrême subie pendant les missions affecte le moral et la santé mentale des marins.
En raison d’une panne mécanique des générateurs de l’USS Benfold, un destroyer de la classe Arleigh Burke, le navire est resté sans électricité pendant quatre jours au cours d’une mission dans la région indo-pacifique. C’est ce que rapporte CNN.
Selon la 7e flotte de la marine américaine, cette panne technique a privé le navire de sa mobilité et a paralysé des systèmes essentiels, notamment le traitement de l’eau, la climatisation, les installations sanitaires et la préparation des repas. Bien que la marine n’ait pas officiellement confirmé la position exacte, des rapports indiquent que l’incident s’est produit en mer de Chine méridionale, où les températures ont atteint 32 à 37 °C.
Pannes techniques
Une aide a été apportée par l’USS Robert Smalls et d’autres navires du groupe aéronaval de l’USS George Washington, qui ont fourni à l’équipage du Benfold des repas préemballés. Le destroyer a finalement été remorqué vers une baie philippine pour y subir les réparations nécessaires et a repris ses fonctions dès le 8 août.
Cet incident fait suite à une panne similaire survenue en avril. À cette occasion, l’USS Higgins, un autre destroyer de la classe Arleigh Burke, s’était temporairement retrouvé sans alimentation électrique ni capacité de manœuvre. Les responsables enquêtent actuellement sur la cause sous-jacente de la panne technique survenue à bord du Benfold.
Pression opérationnelle générale
Ces contretemps techniques semblent coïncider avec une tendance plus générale de pression opérationnelle pesant sur la marine américaine, due en grande partie aux conflits persistants au Moyen-Orient.
Les navires de la classe Arleigh Burke, au nombre de plus de 70 au total, constituent le cœur des capacités de surface de la marine. Parallèlement, ils sont de plus en plus souvent confrontés à des problèmes de maintenance et de fonctionnement.
Pression liée à la mission
Les pressions liées à ces déploiements ont également un coût humain. L’USS Abraham Lincoln, que l’USS George Washington est censé remplacer au Moyen-Orient, a passé plus de 250 jours en mer sans escale régulière dans un port.
Cet écart par rapport au cycle habituel d’entretien et de repos de 30 à 45 jours a été causé par le détournement du porte-avions de sa route dans le Pacifique afin de soutenir des opérations de combat.
Impact sur le personnel
Ce déploiement prolongé a entraîné de graves perturbations logistiques, affectant l’acheminement du courrier, de la nourriture et de l’eau. Les marins doivent effectuer des quarts plus longs et rester en permanence en état d’alerte, ce qui entraîne une baisse considérable du moral.
Les proches des membres d’équipage ont fait part de leur profonde inquiétude et ont signalé des cas de troubles psychologiques et de pensées suicidaires parmi le personnel. En réponse à cela, la marine a tenté de stabiliser les chaînes d’approvisionnement et a récemment livré des ressources essentielles lors d’une brève escale à Oman. (lv)
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