L’UE souhaite que Meta et TikTok renforcent leur lutte contre la désinformation après la crise de Ceuta


Principaux renseignements

  • Meta et TikTok doivent collaborer plus étroitement avec les organismes de vérification des faits afin de lutter contre la désinformation relative à l’immigration.
  • Les réseaux sociaux ont en partie attisé la crise à Ceuta en diffusant de fausses informations sur les passages de frontière.
  • Les responsables européens entretiennent désormais une communication quotidienne avec les entreprises technologiques afin d’améliorer la gestion des crises.

À la suite des événements tragiques survenus à Ceuta le mois dernier, qui ont fait de nombreux morts, la Commission européenne a annoncé que Meta et TikTok allaient renforcer leurs partenariats avec des organismes de vérification des faits afin d’éviter de nouvelles situations d’urgence liées à la migration.

Collaboration avec des experts locaux

Selon un porte-parole, des experts locaux aideront ces plateformes à identifier les fausses informations dangereuses, notamment celles concernant d’éventuelles franchissements de frontières à grande échelle. Cette initiative vise à fournir aux entreprises de réseaux sociaux de meilleures orientations sur les contenus devant être supprimés.

Désinformation pendant la crise

La récente crise a vu des dizaines de milliers de personnes prendre d’assaut l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc, un afflux qui a mis à rude épreuve les ressources de cette petite région et déclenché des tensions politiques concernant la sécurité des frontières extérieures de l’Union européenne.

La responsable du numérique, Henna Virkkunen, avait précédemment exprimé son mécontentement quant à la manière dont TikTok et Meta avaient géré la diffusion de fausses informations pendant cet événement, appelant à une surveillance plus rigoureuse des plateformes numériques en période d’instabilité.

Coopération entre l’UE et les entreprises du secteur des technologies

Les éléments disponibles suggèrent que les réseaux sociaux ont été l’un des principaux moteurs des troubles, de nombreux migrants ayant déclaré avoir reçu des messages et des vidéos affirmant que les contrôles frontaliers stricts avaient été levés.

En réponse, Virkkunen a confirmé lundi – à l’issue de discussions avec le ministre espagnol de la Transformation numérique, Oscar López Agueda – que la Commission, Europol et diverses entreprises technologiques avaient mis en place une communication quotidienne afin d’améliorer la coordination. Par ailleurs, Virkkunen a indiqué que la Commission restait prête à offrir une assistance supplémentaire au gouvernement espagnol sur simple demande.

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