Principaux renseignements
- Les géants pharmaceutiques investissent 500 milliards de dollars (432,7 milliards d’euros) pour développer leurs activités aux États-Unis.
- Les grandes entreprises privilégient la production nationale afin de stabiliser leurs chaînes d’approvisionnement.
- Des injections de capitaux stratégiques permettent de consolider les infrastructures et d’atténuer les risques liés aux droits de douane.
Les géants pharmaceutiques internationaux engagent des centaines de milliards de dollars pour accroître leur envergure opérationnelle aux États-Unis. C’est ce que rapporte Reuters. En consacrant environ 500 milliards de dollars (432,7 milliards d’euros) à la recherche, au développement et à la production sur le territoire américain, des entreprises telles que Roche, AstraZeneca, Pfizer et Eli Lilly visent à stabiliser leurs chaînes d’approvisionnement, à améliorer leurs infrastructures et à maintenir la confiance des investisseurs.
Injections massives de capitaux de la part d’AstraZeneca et de Roche
Plusieurs entreprises lancent des projets d’investissement colossaux pour étendre leur présence. Par exemple, AstraZeneca prévoit d’investir 50 milliards de dollars (43,3 milliards d’euros) dans la production américaine d’ici 2030, ce qui inclut la création d’une grande usine de substances médicamenteuses en Virginie et plusieurs autres extensions de sites.
De même, Roche s’est engagée à investir 50 milliards de dollars sur cinq ans, auxquels s’ajoutent 550 millions de dollars (476,2 millions d’euros) pour renforcer son centre de diagnostic à Indianapolis et une augmentation significative du financement de son site en Caroline du Nord, portant le total à environ 2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros).
Partenariats et installations spécialisées
D’autres leaders du secteur se concentrent sur le développement de leurs installations et sur des partenariats stratégiques. Johnson & Johnson prévoit d’augmenter ses dépenses nationales de 25 pour cent, avec un objectif total de 55 milliards de dollars (47,6 milliards d’euros) sur quatre ans pour construire quatre nouvelles usines et un centre de soins ophtalmologiques d’un milliard de dollars (865,7 millions d’euros) en Floride.
De son côté, Novartis prévoit d’allouer 23 milliards de dollars (19,9 milliards d’euros) au développement ou à l’extension de 10 sites différents aux États-Unis, notamment une extension significative de son centre de R&D à San Diego.
Priorités nationales pour Eli Lilly et Pfizer
L’expansion nationale est également une priorité pour Eli Lilly et Pfizer. Eli Lilly investit au moins 27 milliards de dollars (23,4 milliards d’euros) pour implanter quatre usines de fabrication au Texas, en Virginie, en Alabama et en Pennsylvanie.
Pfizer s’est engagé à investir 70 milliards de dollars (60,1 milliards d’euros) dans la production et la recherche nationales, une initiative qui lui a valu une exonération tarifaire de trois ans pour ses produits.
Atténuation des risques
Parmi les autres initiatives, citons le projet de GSK de consacrer 30 milliards de dollars (26 milliards d’euros) sur cinq ans aux infrastructures et à la recherche. Par ailleurs, Novo Nordisk a souligné que sa stratégie de production actuelle, fortement axée sur les États-Unis, constituait une solide protection contre d’éventuelles fluctuations tarifaires.
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