Principaux renseignements
- Rheinmetall a revu à la baisse ses prévisions de chiffre d’affaires pour 2026 de 300 millions d’euros.
- L’Allemagne a abandonné le projet de frégate F126 en raison de la flambée des coûts.
- De nouveaux contrats totalisant plus d’un milliard d’euros permettent de diversifier le portefeuille naval de l’entreprise.
Rheinmetall a revu à la baisse ses prévisions financières pour 2026 de 300 millions d’euros, ramenant la fourchette de chiffre d’affaires attendue entre 13,7 et 14,2 milliards d’euros. Cette révision est en grande partie attribuée à la décision du gouvernement allemand de mettre fin au projet de super-frégate F126.
La tentative de sauvetage du programme F126
L’entreprise de défense avait auparavant été chargée de sauver le programme F126 après que le maître d’œuvre initial, la société néerlandaise Damen Schelde Naval Shipbuilding, eut manqué des échéances cruciales.
Dans le cadre de ce plan, la branche navale de Rheinmetall aurait pris en charge l’achèvement et la mise en service des navires.
Nouvelles divisions
Ce rapport financier marque la première fois que Rheinmetall présente ses activités navales comme un segment d’activité distinct. Cela fait suite à l’acquisition de Naval Vessels Lürssen (NVL) début mars 2026, qui a constitué le cœur de la division Rheinmetall Naval Systems nouvellement créée.
Au cours des quatre mois qui ont suivi cette fusion, la division a généré un chiffre d’affaires de 334 millions d’euros.
Projets navals en cours
Les résultats actuels sont portés par plusieurs projets en cours pour la Marine allemande, notamment les navires de renseignement électronique FDB424, les dernières étapes de la construction des corvettes de classe K130 « Braunschweig » et les navires ravitailleurs MBV707. Par ailleurs, la division produit des patrouilleurs MMPV 90 pour la Bulgarie.
Malgré la perte du projet F126, la branche navale a décroché plus d’un milliard d’euros de nouveaux contrats depuis l’acquisition de NVL. Une part importante de cette croissance provient d’un accord de 920 millions d’euros conclu dans le cadre du programme européen de prêts SAFE, grâce auquel la Roumanie acquerra deux bateaux d’entraînement pour plongeurs et deux navires de patrouille, ainsi que diverses commandes de maintenance et de réparation de moindre envergure.
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