Principaux renseignements
- L’inflation en Belgique a bondi à 3,8 pour cent au deuxième trimestre 2026.
- Les fluctuations des coûts énergétiques, notamment des prix du pétrole, ont été à l’origine de ces hausses de prix.
- La baisse des prix des denrées alimentaires a partiellement compensé la hausse des coûts des services et de l’industrie.
Selon le rapport semestriel 2026 de l’Observatoire des prix du SPF Économie, la Belgique a connu un rebond significatif de l’inflation au cours du deuxième trimestre, atteignant 3,8 pour cent. Cette hausse fait suite à une période de ralentissement au premier trimestre, durant laquelle le taux était tombé à 1,6 pour cent, contre une moyenne de 3 pour cent en 2025.
La volatilité des prix de l’énergie entraîne des flambées de prix
Le principal facteur à l’origine de cette hausse a été la volatilité des coûts énergétiques. Alors que l’inflation énergétique s’établissait à -4,5 pour cent au premier trimestre, elle a bondi à 16 pour cent au deuxième trimestre.
Cette flambée a été largement déclenchée par une forte hausse des produits pétroliers à partir de mars 2026. Par exemple, l’inflation des carburants liquides est passée de -10,2 pour cent en février à 43 pour cent en mars. Cette tendance s’est toutefois inversée en mai, l’indice de l’énergie reculant de 6,9 pour cent entre avril et juin à mesure que les prix des carburants se stabilisaient.
L’inflation alimentaire continue de ralentir
En revanche, le coût des denrées alimentaires a continué de baisser. Au deuxième trimestre 2026, l’inflation alimentaire est tombée à 1,4 pour cent, un niveau nettement inférieur à celui observé en 2024 et 2025.
Cette tendance à la baisse a été soutenue par une diminution des coûts des matières premières pour les aliments transformés et par un excédent de produits laitiers en Europe et en Belgique. La baisse des prix de la volaille, du bœuf et du tabac a également contribué à ce ralentissement.
Services et biens industriels
Les autres secteurs ont affiché des niveaux de reprise variables. L’inflation des services a atteint 3,9 pour cent au deuxième trimestre 2026, principalement sous l’effet de la hausse des coûts des forfaits de voyage, des services de communication et du transport de passagers. Ce taux reste nettement supérieur à la moyenne d’avant la pandémie, qui s’établissait à 1,9 pour cent entre 2015 et 2019.
De même, les biens industriels non énergétiques ont connu une hausse progressive, atteignant un taux d’inflation de 1,8 pour cent au deuxième trimestre. Cette hausse est principalement due à l’augmentation des prix des vêtements, des produits médicaux et du matériel de communication. Alors que les prix à la consommation de ces biens sont restés relativement stables début 2026, la hausse des coûts au niveau de la production laisse présager une nouvelle augmentation des prix.
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