Les banlieues de Moscou publient des cartes publiques des abris civils


Principaux renseignements

  • La banlieue de Moscou publie désormais des cartes publiques des abris civils.
  • Des frappes de missiles balistiques ukrainiens pourraient viser la capitale d’ici l’automne.
  • Les autorités locales ont modifié leurs politiques de transparence en raison de l’évolution des menaces sécuritaires.

Les responsables des zones environnantes de Moscou ont commencé à publier des cartes indiquant l’emplacement des abris civils. Selon The Moscow Times, cette initiative fait suite aux craintes croissantes que l’Ukraine ne lance des attaques de missiles balistiques contre la capitale russe.

Cartographie des zones sécurisées

Des guides interactifs publiés par l’administration du district de Lyubertsy mettent en évidence de nombreuses zones de sécurité réparties dans plusieurs communes voisines. Ces espaces d’urgence désignés comprennent diverses installations souterraines, telles que des bureaux de poste, des parkings souterrains et les sous-sols de complexes résidentiels. D’autres collectivités locales, comme celles de Podolsk et d’Odintsovo, ont également partagé ces informations en ligne.

Prévisions de futures frappes

Ces révélations concordent avec les prévisions de Denys Shtilerman, concepteur en chef au sein de la société ukrainienne de défense Fire Point. M. Shtilerman a laissé entendre qu’une fois la phase d’essais d’un nouveau missile balistique ukrainien terminée, des frappes visant Moscou pourraient potentiellement débuter d’ici l’automne.

Incursions de drones et défaillances des systèmes d’alerte

Les banlieues de Moscou sont déjà habituées aux attaques de drones ukrainiens à longue portée. À la suite d’une attaque de grande ampleur mi-juin, les habitants ont fait part de leur frustration face à l’absence d’alertes officielles. Ils ont fait remarquer que les sirènes ne s’étaient pas déclenchées et qu’ils n’avaient remarqué les drones qu’au moment où ils les ont vus ou entendus. En réponse à cela, les responsables de Kotelniki ont justifié ce silence, affirmant que les sirènes sont réservées aux menaces immédiates et vérifiées pour la vie, et non à des mesures de précaution générales.

Auparavant, les autorités régionales avaient résisté aux demandes visant à identifier l’emplacement des abris, malgré les demandes adressées au gouverneur Andreï Vorobyov via Telegram. À l’époque, l’administration avait insisté sur le fait que ces données ne seraient divulguées qu’en période officielle de guerre ou de mobilisation.

Transparence stratégique

Ce virage vers la transparence témoigne d’un changement de stratégie, alors que l’Ukraine développe des armements plus sophistiqués et à longue portée et que les habitants exigent de meilleures informations en matière de sécurité. Cela contraste avec les efforts antérieurs des autorités régionales russes visant à éviter de déclencher les sirènes d’alerte aérienne pendant les attaques. Une tactique destinée à dissimuler la fréquence des frappes ukrainiennes sur le sol national. (ev)

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