Des réseaux criminels attirent des personnes hautement qualifiées dans le travail forcé pour commettre des escroqueries en ligne


Principaux renseignements

  • Des réseaux criminels attirent des demandeurs d’emploi hautement qualifiés dans des situations de travail forcé afin de faciliter des escroqueries en ligne.
  • Ces opérations frauduleuses ont soutiré 114,1 milliards de dollars (100,1 milliards d’euros) à des victimes du monde entier en une seule année.
  • Depuis 2022, les agences internationales ont secouru plus de 3 500 personnes retenues captives dans ces centres illicites.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), une agence des Nations unies, on observe une forte augmentation de la traite des êtres humains spécifiquement destinée à faciliter les escroqueries en ligne.

Les réseaux criminels recourent de plus en plus à des offres d’emploi trompeuses promettant des salaires élevés pour attirer des personnes vers des pays étrangers. Une fois sur place, ces victimes sont emprisonnées, maintenues sous étroite surveillance et contraintes de mener des opérations frauduleuses.

Cibler les personnes instruites

Amy Pope, directrice de l’OIM, a souligné que cette tendance s’est accélérée au cours des dernières années. Elle estime qu’environ 300 000 personnes sont actuellement employées dans ces centres d’escroquerie à l’échelle mondiale, tout en précisant que toutes les personnes qui y travaillent ne sont pas nécessairement des victimes de la traite.

Un changement notable de stratégie réside dans le fait que les réseaux ciblent désormais les diplômés universitaires maîtrisant bien l’anglais, en particulier ceux originaires de pays africains.

Poussés par des difficultés économiques extrêmes, de nombreux candidats ne remarquent pas les signaux d’alerte, comme le fait de se voir demander d’entrer dans un pays étranger avec un visa touristique pour y exercer une activité professionnelle.

Coût financier colossal

L’impact financier de ces opérations est stupéfiant. Les données de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) indiquent qu’en l’espace d’une seule année, les activités frauduleuses centrées en Australie, en Nouvelle-Zélande, ainsi qu’en Asie de l’Est et du Sud-Est ont entraîné des pertes s’élevant à 114,1 milliards de dollars (100,1 milliards d’euros).

Efforts de sauvetage internationaux

En réponse à cette crise, l’OIM a apporté son aide à plus de 3 500 personnes issues de 39 pays différents entre 2022 et 2025.

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