Principaux renseignements
- Groen réclame la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil européen pour lutter contre la crise de la canicule meurtrière.
- Les taxes exceptionnelles sur les combustibles fossiles devraient financer les 70 milliards d’euros nécessaires à la résilience climatique.
- L’inaction menace les secteurs critiques du transport maritime et de l’agriculture d’une grave instabilité économique.
Le parti Groen a sévèrement critiqué l’incapacité des gouvernements belge et européen à faire face à la crise de chaleur actuelle. Le chef du parti, Aimen Horch, exhorte le Premier ministre Bart De Wever à demander immédiatement la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil européen par l’intermédiaire du président António Costa. Horch fait valoir que la vague actuelle d’incendies de forêt, de sécheresses et de chaleur extrême représente l’urgence la plus meurtrière depuis la pandémie, mais qu’aucune action politique de haut niveau n’est encore mise en œuvre.
Appel à la coordination européenne
Lors d’un tel sommet, Groen entend mettre en place un système de réponse aux crises plus efficace, donner la priorité à la protection des populations vulnérables et mettre en œuvre des politiques climatiques plus rigoureuses. Le parti insiste sur la nécessité d’une coordination européenne renforcée dans la lutte contre les incendies de forêt et réclame un soutien financier pour l’adaptation au changement climatique, ainsi qu’une indemnisation pour les pertes agricoles et économiques.
Horch affirme que la stratégie réactive actuelle est insuffisante et qu’une véritable solidarité européenne s’impose, soulignant que le nombre de décès liés à la canicule sur l’ensemble du continent a atteint au moins 14 000, la Belgique enregistrant le bilan le plus lourd.
Taxer les bénéfices des énergies fossiles
Afin de financer les 70 milliards d’euros estimés par la Commission européenne pour rendre le continent résilient face à la chaleur, Horch propose de taxer les bénéfices colossaux de l’industrie des énergies fossiles. Il souligne que ce montant ne représente que 7 pour cent du chiffre d’affaires annuel cumulé de géants tels que Shell, ExxonMobil, Chevron, BP et TotalEnergies.
La mise en place d’une taxe sur ces bénéfices exceptionnels est considérée par le parti comme une première étape fondamentale pour la protection des citoyens.
Critique des priorités politiques
Par ailleurs, Groen met en évidence un décalage décevant dans les priorités politiques, opposant l’inaction actuelle à un sommet industriel qui s’est tenu à Anvers plus tôt cette année. Horch a critiqué De Wever pour avoir organisé cet événement tout en faisant pression en faveur d’une réglementation climatique moins stricte. Il se demande pourquoi le Premier ministre ne fait pas preuve de la même urgence alors que les citoyens européens sont en danger.
Enfin, le parti met en garde contre une instabilité économique imminente causée par la dégradation de l’environnement. Alors que le Rhin atteint des niveaux historiquement bas et que les centrales nucléaires françaises sont en difficulté en raison de la sécheresse, Horch prévient que les secteurs belge du transport fluvial et de l’agriculture seront bientôt confrontés à des menaces similaires, ce qui pourrait entraîner de graves déficits financiers. (fc)
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