Les cours du pétrole baissent, mais la sécurité énergétique reste fragile


Principaux renseignements

  • Les cours du pétrole brut ont baissé à mesure que les tensions au Moyen-Orient s’apaisaient (pour l’instant).
  • Les différends concernant les stocks d’armes compliquent la posture stratégique de l’armée américaine vis-à-vis de l’Iran.
  • Les vulnérabilités des voies maritimes dans le détroit d’Ormuz menacent la sécurité énergétique future.

Les cours du pétrole brut ont poursuivi leur baisse mardi, l’accalmie dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran ayant suscité l’optimisme quant à un éventuel apaisement des tensions au Moyen-Orient.

Cette perspective d’apaisement a eu un impact sur le marché de l’énergie, qui avait auparavant été déstabilisé par l’instabilité régionale. Concrètement, à 9 h 18, le contrat de septembre sur le Brent, référence mondiale, a reculé de plus de 1 pour cent pour s’établir à 84,42 dollars le baril. Les contrats à terme américains sur le West Texas Intermediate ont également baissé à 81,30 dollars le baril.

Cessez-le-feu temporaire

Bien que les responsables iraniens aient nié avoir conclu une trêve officielle de dix jours avec Washington, un cessez-le-feu temporaire a été observé.

Pénurie de munitions

Cette évolution fait suite à des allégations selon lesquelles l’armée américaine serait confrontée à une pénurie de munitions. Alors que le président Donald Trump avait précédemment indiqué à Axios qu’une offensive de grande envergure contre l’Iran était envisagée, des articles du New York Times suggèrent que ces intentions ont été mises en veilleuse en raison de préoccupations concernant les stocks d’armes.

Toutefois, lors d’un vol vers le Michigan lundi, le président a réfuté ces allégations, insistant sur le fait que l’armée dispose de munitions en quantité suffisante.

La sécurité énergétique reste précaire

En analysant la tendance du marché, la Commonwealth Bank of Australia a noté que la récente baisse des prix résulte d’une atténuation des craintes d’une escalade militaire immédiate entre les deux nations.

Néanmoins, l’institution a averti que la sécurité énergétique mondiale reste précaire. Si la trêve actuelle suggère une probabilité moindre de frappes majeures contre des cibles civiles ou liées à l’énergie, la banque a toutefois mis en garde contre le fait que les différends concernant les voies maritimes stratégiques du détroit d’Ormuz pourraient déclencher une reprise des hostilités.

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