Principaux renseignements
- La Russie a mis en place un troisième niveau de défense aérienne autour de Moscou avec 24 nouvelles tourelles Pantsir.
- Les sites stratégiques tels que les aéroports et les raffineries bénéficient désormais d’une protection renforcée.
- Les drones ukrainiens parviennent toujours à franchir ces défenses pour frapper des centres logistiques critiques.
Afin de mieux protéger la capitale contre les incursions aériennes ukrainiennes, la Russie a mis en place un troisième niveau de défense aérienne autour de Moscou. Cette extension implique la création d’environ 24 nouvelles tourelles spécialement conçues pour les systèmes Pantsir, dans le but de sécuriser les infrastructures critiques et les sites stratégiques.
Nouvelles fortifications et emplacements stratégiques
L’analyste de sources ouvertes jembob a détaillé ces preuves de fortifications le 26 juillet. Ses recherches montrent le déploiement de 24 tours, ainsi que l’installation de trois à quatre unités Pantsir-SMD sur les toits de la ville. Elles révèlent également la préparation de deux sites supplémentaires pour des batteries S-400. Ces nouvelles structures forment un périmètre défensif d’un rayon d’environ 40 kilomètres.
Des cibles hautement prioritaires, comme la résidence de Vladimir Poutine, une raffinerie de pétrole et l’aéroport de Vnoukovo, disposent désormais d’une couverture renforcée. Certaines tours semblent remplacer d’anciens remblais de terre, tandis que d’autres, situées à plus de 50 kilomètres, protègent des sous-stations électriques vitales.
L’architecture de défense en plusieurs couches
La stratégie défensive repose sur une approche en plusieurs couches. Le S-400 sert de bouclier extérieur à longue portée, tandis que le Pantsir constitue la dernière ligne de défense pour intercepter les missiles de croisière, les avions et les drones. Le modèle Pantsir-S1 classique combine des canons de 30 mm et des missiles sol-air.
De son côté, la variante Pantsir-SMD-E, installée sur les toits, est spécialisée dans la lutte contre les drones à l’aide de deux types de missiles : le 95Ya6 pour les cibles situées jusqu’à 20 kilomètres, et le TKB-1055 pour les menaces plus petites dans un rayon de 7 kilomètres. Ce système est assisté par un radar capable de détecter des cibles jusqu’à 24 kilomètres.
Vulnérabilités persistantes et frappes ukrainiennes
Malgré ces efforts, les défenses de Moscou restent vulnérables. Fin juillet, la ville était protégée par environ 100 stations Pantsir et 25 batteries S-300 et S-400, mais des drones ukrainiens ont réussi à frapper des centres de ravitaillement en carburant et de logistique situés entre 20 et 30 kilomètres du centre-ville. Ces attaques ont provoqué au moins cinq incendies dans diverses installations régionales.
De plus, les forces ukrainiennes continuent de cibler ces systèmes sur le terrain, comme en témoigne la destruction, le 21 juillet, d’un Pantsir-S1 par la 15e brigade « Forêt-Noire » sur un aérodrome russe de la région de Koursk. (zvm) (lv)
Update:https://t.co/yvORcKbUgQ
— jembob 🇺🇦 (@jembobineuse) July 26, 2026
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