Principaux renseignements
- Les cours du pétrole brut ont baissé après que les États-Unis et l’Iran ont évité toute opération militaire.
- Les hostilités au Moyen-Orient avaient auparavant propulsé le Brent à son plus haut niveau depuis deux mois.
- La volatilité persistante des marchés énergétiques menace de déclencher des hausses des taux d’intérêt de la Réserve fédérale.
Les cours du pétrole brut ont reculé après avoir atteint leur plus haut niveau en deux mois. Cette tendance à la baisse fait suite à la décision de l’Iran et des États-Unis d’éviter toute opération militaire dans le golfe Persique.
En conséquence, le WTI a reculé à 9 h 20 pour s’établir à 83,69 dollars le baril, tandis que le Brent a également reculé à 86,43 dollars le baril.
Volatilité récente des marchés
Le Brent, référence internationale, avait récemment atteint 102 dollars le baril, son plus haut niveau depuis mai. Cela représente une hausse significative de 30 dollars par rapport aux cours observés en début de mois.
Cette volatilité s’explique par l’escalade des hostilités au Moyen-Orient et les craintes qu’une guerre à grande échelle ne perturbe gravement la distribution mondiale de pétrole.
Perturbations de la chaîne d’approvisionnement
L’une des principales préoccupations des analystes de marché concerne la sécurité des pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz, en particulier depuis les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran fin février. Ce passage étroit acheminant habituellement 20 pour cent des exportations mondiales de pétrole, les tensions actuelles ont largement paralysé les activités de transport maritime.
Même les efforts visant à trouver des itinéraires de contournement se sont heurtés à des difficultés, comme en témoignent les récentes attaques contre des pétroliers saoudiens opérant en mer Rouge. Ces perturbations de l’approvisionnement entraînent généralement une hausse des coûts du brut et des carburants au détail.
Inflation
Cette flambée des prix s’est produite alors même que les indicateurs économiques laissaient entrevoir un ralentissement de l’inflation plus rapide que prévu. Cependant, le sentiment actuel du marché suggère un risque renouvelé d’inflation, les données du CME Group indiquant une probabilité de 36 pour cent que la Réserve fédérale relève ses taux d’intérêt.
Si une telle mesure pourrait stabiliser les prix, elle risque d’étouffer la croissance économique en augmentant les coûts d’emprunt pour les entreprises et les consommateurs en Europe. Malgré la récente correction des prix, le marché de l’énergie reste caractérisé par une instabilité significative.
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