General Dynamics remporte un contrat pour renforcer la défense spatiale américaine


Principaux renseignements

  • General Dynamics construit l’infrastructure terrestre essentielle à la troisième phase du programme « Proliferated Warfighter Space Architecture ».
  • Ce réseau résilient remplace les satellites coûteux par une immense flotte de petits engins spatiaux.
  • L’attribution du contrat à un seul fournisseur doit garantir une intégration transparente des systèmes capables, d’ici 2030, de détecter et de suivre avec une extrême précision les menaces de missiles.

L’Agence américaine de développement spatial (Space Development Agency) a attribué à General Dynamics Mission Systems un contrat d’une valeur maximale de 400 millions de dollars (351 millions d’euros) pour la construction de l’infrastructure au sol de la troisième phase de la Proliferated Warfighter Space Architecture.

Ce segment sol fait office de centre de commandement essentiel, utilisant des logiciels et du matériel pour communiquer avec des satellites en orbite autour de la Terre et transmettre des données cruciales en temps réel aux responsables militaires. Sans ce réseau de soutien, les satellites ne seraient pas en mesure de transmettre les informations urgentes nécessaires à une réaction rapide.

Attribution du contrat

General Dynamics, qui gère ses activités spatiales depuis Chantilly, en Virginie, et mène ce projet spécifique depuis Scottsdale, en Arizona, est impliquée de longue date dans ce programme. L’entreprise a déjà développé les systèmes au sol pour les deux premières tranches dans le cadre d’un précédent contrat d’une valeur de 491,6 millions de dollars (432 millions d’euros) et continue à faire évoluer l’infrastructure existante.

C’est en raison de cette continuité technique que les pouvoirs publics ont opté pour un contrat avec un seul fournisseur. Cela a permis de se passer d’une procédure d’appel d’offres public. Les nouveaux systèmes devraient ainsi s’intégrer sans difficulté à l’infrastructure existante.

Vers une architecture résiliente

La stratégie globale de la « Proliferated Warfighter Space Architecture » passe d’un petit nombre de satellites coûteux à une immense flotte d’engins spatiaux plus petits et plus abordables. Cette approche rend le réseau plus résilient face aux attaques ennemies.

La « couche de suivi » (Tracking Layer) spécifique prise en charge par ce contrat est conçue non seulement pour détecter les lancements de missiles, mais aussi pour fournir des données de suivi extrêmement précises. Cette précision est essentielle pour intercepter les menaces, plutôt que de se contenter de donner une alerte générale.

Utilisation des satellites

Selon les estimations actuelles, 72 satellites seront produits pour la troisième tranche, avec des contrats d’une valeur totale d’environ 3,5 milliards de dollars (3 milliards d’euros), répartis entre différentes entreprises.

Le lancement de ces engins spatiaux est prévu à partir de 2029. Cela signifie que l’infrastructure au sol devra être prête bien avant que les satellites ne soient mis en orbite. Entre-temps, la Tranche 1 est déjà en plein développement. Plus de 150 satellites prévus devront fournir, d’ici 2027, des données tactiques et des informations précises sur les cibles.

Financement

Pour la mise en œuvre de ce projet, General Dynamics déploiera des équipes sur différents sites, notamment à Seattle, Grand Forks et Redstone Arsenal. Ces deux derniers sites abritent les centres de contrôle de l’agence chargée des opérations spatiales. À ce jour, le gouvernement a alloué environ 60,7 millions de dollars (soit environ 53 millions d’euros) sur les fonds de recherche et développement prévus pour 2026, le projet dans son ensemble devant être achevé le 30 septembre 2030. (lv)

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