Principaux renseignements
- Le ministre Theo Francken est accusé d’avoir menti au Parlement au sujet d’observations de drones.
- Des éléments suggèrent que le ministre a ignoré des avertissements afin de justifier une dépense de 50 millions d’euros en matière de sécurité.
- Staf Aerts affirme que Theo Francken a manipulé des images vidéo pour tromper le public.
Le ministre belge de la Défense, Theo Francken, fait l’objet d’accusations de malhonnêteté envers le Parlement à la suite d’une polémique concernant des observations de drones. Staf Aerts, député représentant le parti vert flamand (Groen), affirme que le ministre a fourni des chronologies inexactes concernant une vidéo utilisée pour justifier des mesures de sécurité d’urgence.
Une crise et des mesures coûteuses
Le litige trouve son origine dans une série d’incursions de drones au-dessus d’installations militaires et d’aéroports à la fin de l’année dernière, que le ministre a qualifiées de « crise militaire ». Ce climat d’urgence a conduit à la mise en œuvre d’une stratégie de 50 millions d’euros visant à acquérir des drones intercepteurs, des systèmes de suivi et des équipements de brouillage.
Au cours de cette période, Francken a divulgué un extrait vidéo au journal Het Laatste Nieuws, laissant entendre que ces images montraient un drone responsable de la fermeture de l’aéroport de Bruxelles le 4 novembre. Bien qu’il ait d’abord nié avoir des liens directs avec les médias, il a finalement admis avoir fourni la vidéo à un journaliste.
Chronologies contradictoires
Alors que Francken a déclaré devant une commission parlementaire en avril qu’il n’avait découvert que l’objet avait été mal identifié qu’après un reportage de la VRT NWS du 19 novembre, Aerts présente des preuves du contraire. Des documents internes du ministère de la Défense suggèrent que des mises en garde concernant l’exactitude de la vidéo sont apparues dès le 6 novembre, un rapport final confirmant dès le 12 novembre que l’objet était en réalité un hélicoptère.
Aerts affirme que cette divergence prouve que le ministre a délibérément menti et tenté de dissimuler les faits.
Allégations de manipulation
De plus, Aerts suggère que cet incident révèle une tentative effrénée de manipuler l’opinion publique. Il soutient que la précipitation à fournir des preuves visuelles de la présence de drones a donné lieu à des négligences et a ouvert la voie à un contrat d’approvisionnement coûteux avec une entreprise liée à Francken.
Pour renforcer ces soupçons, Aerts affirme que le ministre a personnellement coupé 10 secondes de la séquence originale avant sa diffusion, supprimant précisément le segment que le Conseil des ministres avait signalé comme ressemblant à un hélicoptère.
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