Principaux renseignements
- La hausse des coûts de l’énergie et des transports pèse de manière disproportionnée sur les PME belges.
- Les grandes entreprises tirent parti des avantages liés à la mobilité pour attirer et fidéliser les talents.
- Les contraintes financières et la confusion juridique empêchent les petites entreprises d’aider leurs salariés.
La hausse des dépenses liées aux transports et à l’énergie fait peser un lourd fardeau sur les entreprises belges, même si la réponse varie en fonction de la taille de l’organisation. Selon une enquête réalisée en juin 2026 par SD Worx auprès d’environ 700 employeurs, il existe un clivage évident entre la manière dont les petites et moyennes entreprises (PME) et les grandes entreprises gèrent ces pressions financières.
Les PME ressentent les effets de la hausse des prix de l’énergie
Pour les PME, l’impact est considérable : 51 pour cent d’entre elles indiquent que la flambée des prix de l’énergie a déjà affecté leurs activités. Cette pression est particulièrement forte dans les secteurs de la logistique, de la construction et de l’industrie secondaire, ainsi que parmi les entreprises employant un grand nombre d’ouvriers.
Malgré ces défis et la perspective d’une hausse continue des coûts de carburant, très peu de PME mettent en œuvre des changements structurels ; seules 13 pour cent envisagent des ajustements organisationnels pour atténuer les coûts.
Obstacles à l’aide financière aux salariés
La volonté d’apporter un soutien financier aux salariés est particulièrement faible parmi les petites entreprises. Seules 3 pour cent des PME ont augmenté les indemnités de déplacement pour le personnel utilisant son véhicule personnel, et 67 pour cent n’ont pas l’intention de le faire.
Cette réticence s’explique principalement par des contraintes financières, citées par 41 pour cent des personnes interrogées, tandis que 40 pour cent ont exprimé une certaine confusion concernant les cadres juridiques et fiscaux régissant les indemnités de mobilité.
Stratégies proactives des grandes entreprises
En revanche, les grandes entreprises – celles comptant au moins 250 salariés – se montrent beaucoup plus proactives. Environ 20 pour cent de ces organisations prévoient d’introduire des augmentations d’indemnités de déplacement exonérées d’impôt, et 44 pour cent supplémentaires sont ouvertes à cette idée.
Lorsque ces grandes entreprises augmentent ces indemnités, la hausse moyenne est d’environ 9,75 pour cent. De plus, près de la moitié des grands employeurs sont favorables à une augmentation des indemnités kilométriques pour les déplacements professionnels, 23 pour cent d’entre eux ayant déjà mis en œuvre de telles mesures.
La mobilité, un outil de fidélisation des talents
Cette tendance indique que la mobilité devient un élément clé des stratégies de ressources humaines. Alors que les PME se concentrent sur leur survie et la maîtrise des coûts, les grandes entreprises utilisent les avantages liés à la mobilité pour maintenir leur compétitivité et leur attractivité sur le marché du travail.
Valérie t’Serstevens, de Teamleader Advisory, note que ces coûts de mobilité aggravent la pression financière déjà causée par l’indexation automatique des salaires. Par conséquent, de nombreux chefs d’entreprise recherchent désormais des alternatives de mobilité « intelligentes », à la fois financièrement viables pour l’employeur et attrayantes pour le personnel.
(at)
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