Principaux renseignements
- Le Brent pourrait dépasser les 120 dollars le baril si le détroit d’Ormuz venait à être fermé.
- L’instabilité géopolitique et la diminution des stocks accentuent la vulnérabilité du marché face aux chocs d’approvisionnement.
- Goldman Sachs recommande de prendre des positions longues sur le diesel européen pour se couvrir contre les turbulences régionales.
Les analystes de Goldman Sachs préviennent que le Brent pourrait s’envoler au-delà de 120 dollars le baril d’ici le quatrième trimestre si le détroit d’Ormuz reste bloqué. C’est ce qu’indique Bloomberg.
Rapport
Bien que l’établissement financier ne considère pas ce scénario comme le plus probable, un rapport publié le 20 juillet souligne que l’escalade des conflits au Moyen-Orient et la chute significative des flux pétroliers dans le golfe Persique, tombés à moins de 45 pour cent des volumes d’avant-guerre, ont déjà fait grimper les prix.
Prévisions de prix
Dans un scénario où les tensions régionales s’apaiseraient, la banque prévoit que le Brent oscillera autour de 80 dollars le baril fin 2024 et redescendra à 75 dollars l’année suivante. Toutefois, les experts estiment que ces prévisions comportent un fort risque de hausse en raison des instabilités persistantes du trafic maritime tant en mer Rouge que dans le détroit d’Ormuz.
Vulnérabilités de l’offre
La récente volatilité des marchés a vu le Brent dépasser les 91 dollars le baril, alimentée par la reprise des tensions entre les États-Unis et l’Iran. Cette instabilité est aggravée par les menaces des rebelles houthis au Yémen de perturber les expéditions saoudiennes. Ces routes traversant la mer Rouge sont essentielles pour acheminer le pétrole qui, sans cela, transiterait par le golfe Persique.
Alors que la diminution des stocks mondiaux depuis le deuxième trimestre rend le marché plus vulnérable aux interruptions d’approvisionnement, la banque estime que la baisse des importations chinoises et l’évolution des habitudes de consommation pourraient atténuer une partie des pics de prix potentiels.
Recommandations stratégiques pour les investisseurs
Afin d’atténuer les risques liés aux troubles géopolitiques en Russie et au Moyen-Orient, Goldman a recommandé une position longue sur le « timespread » européen du diesel entre décembre 2026 et mars 2027.
Cette suggestion intervient dans un contexte de resserrement des marchés du diesel, de frappes ukrainiennes sur des installations de raffinage russes et de menaces environnementales telles que de graves vagues de chaleur, des ouragans et le report de travaux de maintenance dans les raffineries.
Tendances actuelles des échanges
Actuellement, le Brent s’échange à près de 88,40 dollars, ce qui reflète une hausse de 45 pour cent depuis le début de l’année, bien qu’il ait atteint un pic de plus de 126 dollars en avril lors des premiers affrontements entre les États-Unis et l’Iran. Rystad Energy AS a souligné qu’avec la quasi-paralysie du trafic dans le détroit d’Ormuz, les voies d’exportation de l’Arabie saoudite vers la mer Rouge sont désormais dangereusement exposées.
Selon Jorge Leon de Rystad, l’absence de cessez-le-feu, combinée à la fermeture du détroit d’Ormuz et à l’intensification des activités des Houthis, pourrait déclencher une flambée massive des prix du pétrole.
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