Le ramassage des déchets sauvages le long des routes coûte plus cher que jamais à la Flandre


Principaux renseignements

  • Les coûts liés au ramassage des déchets sauvages en Flandre ont atteint leur plus haut niveau depuis cinq ans, avec près de 4 millions d’euros.
  • Les déchets sauvages grèvent les fonds publics qui devraient servir à améliorer la sécurité routière et les infrastructures.
  • Une application plus stricte de la loi et la responsabilisation individuelle doivent remplacer les efforts de nettoyage incessants.

Le coût du ramassage des déchets sauvages et des dépôts illégaux sur les autoroutes et les routes régionales de Flandre a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans, coûtant près de 4 millions d’euros aux contribuables en 2025. Les données demandées par la députée flamande Sanne Van Looy révèlent que 1 763 tonnes de déchets ont été ramassées sur les bords de route et les parkings l’année dernière, soit une augmentation significative par rapport aux 1 343 tonnes enregistrées en 2021.

« Gaspillage des deniers publics »

Van Looy estime que ces dépenses constituent un gaspillage des deniers publics, car l’argent consacré au nettoyage pourrait être utilisé à d’autres fins, notamment pour renforcer la sécurité routière ou améliorer l’entretien des infrastructures.

Elle souligne que les personnes qui jettent leurs déchets par la fenêtre de leur véhicule obligent en réalité le grand public à payer pour leur comportement irresponsable, qualifiant cet acte à la fois d’antisocial et de coûteux.

Application plus stricte de la loi

Pour lutter contre ce problème persistant, Van Looy plaide en faveur d’une application plus stricte de la loi et d’une plus grande responsabilité individuelle. Elle affirme que le gouvernement ne devrait pas être le seul responsable de la propreté et que ceux qui ignorent les règles élémentaires en matière d’élimination des déchets doivent en assumer les conséquences.

Plus précisément, elle suggère de renforcer la surveillance ciblée des lieux où les déchets sont fréquemment jetés, tels que les sorties d’autoroute et les parkings.

S’attaquer à la cause profonde

Tout en reconnaissant le travail acharné des autorités locales et des bénévoles qui organisent des campagnes de nettoyage, Van Looy insiste sur le fait que ces efforts ne constituent pas une solution permanente. Elle estime que, s’il est important de soutenir de telles initiatives, l’objectif premier devrait être d’empêcher les gens de jeter leurs déchets n’importe où, afin que les bénévoles ne soient pas contraints de nettoyer sans cesse derrière les autres. (fc)

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