La Turquie a trouvé un acheteur pour son système de défense aérienne russe S-400 dans un État du Golfe


Principaux renseignements

  • La Turquie envisage de vendre ses systèmes de défense aérienne S-400 à un État du Golfe, probablement les Émirats arabes unis ou le Qatar.
  • Cette cession vise à lever les sanctions américaines et à rétablir les relations militaires avec Washington.
  • Ankara cherche à réintégrer le programme F-35 et à obtenir l’accès aux moteurs à réaction américains.

Des informations rapportées par le journaliste de référence Abdulkadir Selvi dans le journal Hurriyet suggèrent que la Turquie est sur le point de se débarrasser de ses batteries de défense aérienne S-400. Selon ces informations de source sûre, une déclaration officielle concernant la vente de ce système russe, d’une valeur de 2,5 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros), aux Émirats arabes unis ou au Qatar est attendue d’ici un jour.

Acheteurs potentiels

La décision de se débarrasser de ces quatre batteries, y compris les stocks de missiles qui y sont associés, s’inscrit dans le cadre des changements stratégiques en cours. Depuis 2025, Ankara mène activement des discussions avec les États-Unis afin de prendre ses distances par rapport au matériel russe. Alors que les options précédentes comprenaient le retour du matériel à la Russie ou sa vente à la Corée du Sud, un achat par un État du Golfe est apparu comme une alternative viable.

Cette option est probablement motivée par motivé par la volonté de ces nations de renforcer leurs défenses face aux menaces iraniennes. Cependant, une telle transaction se heurte à des obstacles, notamment en ce qui concerne l’approvisionnement en missiles de remplacement, qui sont actuellement en pénurie, même en Russie.

Relations avec les États-Unis

Pour la Turquie, les S-400 étaient devenus un fardeau diplomatique et un obstacle pratique, des doutes ayant surgi quant à leur réelle utilité au combat. La principale motivation de cette cession est le rétablissement des liens militaires avec Washington.

En se débarrassant des systèmes russes, la Turquie espère inciter le Congrès américain à lever les sanctions CAATSA, qui avaient initialement conduit à l’exclusion d’Ankara du programme d’avions de chasse F-35.

F-35 et moteurs pour les avions KAAN

Si le retrait des S-400 ouvre la voie à un retour de la Turquie dans le programme F-35, il est peu probable que les conditions favorables dont elle bénéficiait auparavant soient rétablies. Auparavant, la Turquie disposait d’un statut de participation de niveau III, ce qui lui permettait de fabriquer environ 6 à 7 pour cent des composants de l’avion — un contrat estimé à 9 milliards de dollars sur toute la durée du programme.

Tout nouvel accord suivrait probablement le modèle standard des ventes militaires à l’étranger (FMS), qui prévoit un niveau de participation industrielle locale nettement inférieur. Au-delà des avions eux-mêmes, le besoin le plus urgent de la Turquie pourrait être de s’assurer l’approvisionnement en moteurs américains pour son chasseur national KAAN, une initiative qui se heurte actuellement à une opposition au sein du Congrès américain. (fc)

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